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vendredi 14 décembre 2012

PAGE 249 : BONNE NOUVELLE

DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2012
 
Ce troisième dimanche de l'Avent est connu comme étant celui de la joie ! Joie de l'accueil de Jésus, Il vient il est proche ! Son arrivée est imminente !
C'est l'explosion de joie que rapporte la lecture de Sophonie :
" Pousse des cris de joie Fille de Sion !
Éclate en ovations, Israël !
Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem !"
Première lecture
Et Saint Paul ne parle pas autrement dans la deuxième lecture :
"Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur;
Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie...
Le Seigneur est proche
Ne soyez inquiets de rien !"
L'Enfant attendu, doit bouleverser les coeurs, Il va changer le monde, certes pas comme ses contemporains l'envisagent, mais de l'intérieur, en renouvelant l'être profond, en retournant les coeurs, en portant un regard de tendresse et d'amour sur les plus petits, les pauvres, les pécheurs, ceux que le monde considère comme abjects, Lui, l'Enfant attendu leur ouvrira les portes du Royaume !
" Le plus petit dans le Royaume des cieux
est plus grand que Jean Baptiste"
Jean Baptiste ! Parlons-en justement, c'est encore lui qui intervient dans l'évangile de ce dimanche et, à première vue, son langage n'est pas celui de la joie,  nous sommes loin, apparemment, de l'explosion de joie, des deux premières lectures :
Les foules sont de bonne volonté :
Les foules demandaient à Jean:
" Que nous faut-il donc faire ? "
A leur question Jean répond plutôt par un appel à une certaine austérité de vie :
 Il leur répondait:
" Si quelqu'un a deux tuniques,
qu'il partage avec celui qui n'en a pas;
si quelqu'un a de quoi manger,
 qu'il fasse de même. "
Les collecteurs d'impôts, les militaires, tous sont de très bonne volonté, ils cherchent le meilleur,
la vie de Jean Baptiste pose question, ils cherchent à s'aligner :
Des collecteurs d'impôts aussi vinrent se faire baptiser
et lui dirent:
" Maître, que nous faut-il faire ? "
 Il leur dit:
" N'exigez rien de plus que ce qui vous a été fixé. "
Des militaires lui demandaient:
" Et nous, que nous faut-il faire ?
" Il leur dit:
" Ne faites ni violence ni tort à personne,
et contentez-vous de votre solde. "
C'est toujours une réponse adaptée au mode de vie de chacun ! Partage, sois juste , sois doux, ne triche pas,  ne tonds pas ton frère en lui extorquant  "un dessous de table", en somme, Jean invite à l'amour , à la paix, à la sérénité ! Tiens ! n'avons-nous pas entendu cela dans la seconde lecture :
"Que votre sérénité soit connue
de tous les hommes !"
Et, comment être serein quand on ne pense qu'à soi, quand on voit son frère dans le besoin et qu'on détourne la tète, quand on grignote les impôts, qu'on tabasse ses semblables pour obtenir à n'importe quel prix une information qu'ils ne détiennent pas souvent, quand on promet un emploi moyennant "dessous de table"...
Et si la joie, LA VRAIE JOIE, celle que nul ne pourra nous ravir c'était cela : avoir un coeur serein parce qu'en paix avec soi et avec tous ? Alors Jean Baptiste n'est pas à ce point loin ni de Sophonie, ni de St Paul , Jean Baptiste est bien dans la même veine, c'est encore Saint Paul qui parle :
"Mais si vous êtes conduits par l'esprit,
vous n'êtes plus sous la Loi.
Or les oeuvres de la chair sont manifestes:
ce sont l'impudicité, l'impureté,
le libertinage,  l'idolâtrie,
les maléfices, les inimitiés,
 les contentions, les jalousies,
 les emportements, les disputes,
les dissensions, les sectes,
 l'envie, [les meurtres], l'ivrognerie,
 les excès de table,
et autres choses semblables.
Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait,
que ceux qui commettent de telles choses
n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire,
 c'est la charité, la joie, la paix,
 la patience, la mansuétude,
 la bonté, la fidélité,  la douceur, la tempérance.
 Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi.
Si nous vivons par l'esprit, marchons aussi par l'esprit.
 Ne cherchons pas une vaine gloire
en nous provoquant les uns les autres,
en nous portant mutuellement envie.
 (Galates 5)
Le peuple était dans l'attente
et tous se posaient en eux-mêmes des questions
au sujet de Jean:
ne serait-il pas le Messie ?
Le mode de vie de Jean Baptiste pose sérieusement question. En le regardant d'une part, on a envie de changer de vie et, d'autre part, on se demande s'il ne serait pas ce Messie tant attendu !
Nos vies, posent-elles question ? Troublent-elles nos contemporains au point de les conduire à changer de comportement ? C'est une excellente question à se poser surtout en ce temps où nous attendons "La Parole faite Chair". En effet c'est la Personne de Jésus qui est Parole, de la naissance à la Résurrection ... C'est ce qu'Il EST qui parle , Jésus EST PAROLE s'Il parle avec des mots, c'est pour répondre aux questionnements des uns et des autres, car Jésus parle essentiellement par SA VIE: "Es-tu le Messie ? Es-tu Celui qui doit venir ?"


Jean répondit à tous:


 " Moi, c'est d'eau que je vous baptise;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi,
et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales.
 Lui, il vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu;
il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire
et pour recueillir le blé dans son grenier;



mais la bale, il la brûlera au feu qui ne s'éteint pas. "
Ainsi, avec bien d'autres exhortations encore,
il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

LA BONNE NOUVELLE c'est Jésus Lui-même ! En SOI, JÉSUS EST BONNE NOUVELLE ! Sa Personne implique un retournement, en Le regardant VIVRE, en L'écoutant on ne peut que changer de vie, se laisser pétrir, malaxer, pour devenir ce qu'Il espère.
Rencontrer Jésus, Le reconnaître comme Bonne Nouvelle pour nos vies, c'est se mettre à Son écoute, c'est se laisser regarder, renouveler.
Rencontrer Jésus, c'est adopter son échelle de valeurs tellement différente de la nôtre. Jésus ne voit, ne dit, ne fait rien comme nous , sa Vie, son Être, sont un aimant , en Le regardant nous nous découvrons, pauvres, démunis ! Ceci ne doit, ne peut nous décourager, au contraire ce constat doit faire grandir en nous le désir de Lui ressembler, souvenons-nous des contemporains de Jean Baptiste, en le regardant, ils s'écriaient : que devons-nous faire ?"
A plus forte raison, en regardant Jésus, le "tout-petit" de la crèche, où l'humble serviteur décrit par Isaïe, nous devons désirer et désirer encore, nous laisser transformer alors NOTRE JOIE sera parfaite ! Pensons à  François d'Assise, à  Dominique, à Charles de Foucault, à tant d'autres, la rencontre de Jésus les a entraînés sur le chemin de cette joie parfaite, celle du don et de l'amour.

Et nous, demandons à Jésus dans le silence de la rencontre : que dois-je faire pour être encore plus proche ? Ne craignons pas, si notre question est sincère, Jésus répondra !


 (Luc  3)

samedi 8 décembre 2012

PAGE 248 : DANS LE DESERT

DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012
 
L'an quinze du gouvernement de Tibère César,
Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,
Hérode tétrarque de Galilée,
Philippe son frère tétrarque du pays d'Iturée et de Trachonitide,
et Lysanias tétrarque d'Abilène,
sous le sacerdoce de Hanne et Caïphe,
 
 
Toutes les personnes citées ici sont historiques, un non croyant, ou, un mal croyant ne peut, s'il est de bonne foi, qu'être conduit à interroger l'Histoire et, sans doute, à implorer la lumière, pour faire fondre ses réticences d' adhérer au Mystère de la Foi qui nous dépasse.
 

 la parole de Dieu fut adressée à Jean
fils de Zacharie dans le désert. 
 
Jean s'est retiré au désert, il y vit en pénitent, Jean est dans l'attente, donc dans l'Espérance. Jean est habité par cette rencontre étonnante qui a marqué sa vie dès le sein maternel. Deux embryons entendent l'explosion de joie de leur maman réciproque, ils s'associent à cette joie, mais surtout, ces deux merveilles de la grâce, se reconnaissent dans une vocation complémentaire, reçue du Père de toutes grâces. Jean prépare le chemin à Celui qui vient !
 
Le désert ! lieu de tous les dangers: insécurité, solitude extrême, bêtes féroces, silence absolu habité seulement, quand vient la nuit, par les cris des fauves que la nuit amplifient, pas d'abri,
pas d'autre humain, de rares racines pour se nourrir, parfois un filet d'eau qu'il faut savoir trouver, une étendue sans fin de sable et de rocaille, lieu hostile s'il en est et c'est dans ce contexte de vide, de solitude et de silence absolus que Dieu Père parle et peut être entendu ! C'est dans ce contexte d'apparent vide que Jean perçoit la plénitude et reconnaît ce Dieu qui se fait Parole pour nous rejoindre.
 
Jean devient ici lumière pour nos vies. N'ayons pas peur, Dieu Père des lumières et de la grâce continue de parler dans nos déserts :
  • désert de nos villes où malgré la multitude, malgré le bruit, malgré la circulation, malgré le scintillement des lumières, nous pouvons avancer seul, sans la moindre connexion avec quiconque et entendre la douce et ferme voix de notre Dieu !
  • désert de nos campagnes où chacun mène son petit bonhomme de chemin, ignorant celui qui à deux pas de chez soi, n'a personne à qui se confier, personne pour l'aider à faire ses courses ...et où Dieu se rend présent dans le frère ou la soeur qui lui ouvre son coeur au détour d'un chemin !
  • désert en soi, parce qu'on ferme les volets de ses yeux, de ses oreilles, de son coeur, et qu'on chante sur tous les tons, à qui veut l'entendre : la messe, les sacrements - chose étonnante surtout celui du Pardon - c'est terminé, c'était pour nous tenir tranquilles quand nous étions enfants et où, subitement, on ne sait par quelle alchimie, une veilleuse s'éclaire et, discrètement, très discrètement, là, tout au fond , derrrière le dernier pillier, nous fait tordre et tendre le cou pour voir le merveilleux mystère !
 Il vint dans toute la région du Jourdain,
proclamant un baptême de conversion
en vue du pardon des péchés,

 

comme il est écrit au livre des oracles du prophète Ésaïe:
Une voix crie dans le désert:
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
 
Écoutons :
  • " Préparez le chemin du Seigneur"  Entendons-nous vraiment ce qui nous est dit là ?
  • Préparez, c'est-à-dire, si nous voulons accueillir ce Seigneur, dans nos vies, un peu plus, cette année, nous sommes invités à prendre les moyens de cet accueil. Certes le Seigneur vient dans la crèche, vient dans nos coeurs mais trouvera-t-il de la place dans nos coeurs encombrés de festins à préparer, de cadeaux à empaqueter, de paillettes ...
  • Les chemins : Lui permettrons-nous un accès simple et facile, pour qu'Il puisse ÉTABLIR SA DEMEURE CHEZ NOUS ? ou allons-nous tenter - en vain d'ailleurs, car, à Son heure, Il saura se frayer un passage - de fermer toutes les issues, de placer des tapis, des pierres  voire SA CROIX future (celle de nos refus) sur lesquels Il trébuchera et son avènement sera ralenti ?
  • Du Seigneur : il ne s'agit pas de n'importe quel chemin mais du chemin DU SEIGNEUR Celui de qui nous tenons TOUT ! Frères, Soeurs, réveillons-nous, le Seigneur est proche, Il est à notre porte, Il frappe discrètement, Lui permettrons-nous d'entrer et d'établir Sa demeure en nos coeurs ?

 
Tout ravin sera comblé,
toute montagne et toute colline seront abaissées;
les passages tortueux seront redressés,
 les chemins rocailleux aplanis;
 
"C'est là l'oeuvre du Seigneur ! Une merveille à nos yaux !" Il comble les ravins de nos vacuités, Il prend les moyens, sans nous humilier d'abaisser nos montagnes d'orgueil, de suffisance, Il redresse nos contours et détours, Il aplanit nos chemins en nids de poules , Il nous remplit de la joie de Sa Présence, Il réchauffe nos coeurs attiédis, Il donne du goût à nos vies sans saveur, Il nous renouvelle, si nous ouvrons la porte de notre coeur...
 


C'est alors que nous voyons, que nous expérimentons  " le Salut de Dieu". A Zachée qui lui ouvre sa maison, qui, en Le voyant se découvre sale et mal vêtu - il n'a pas le vêtement de noce au moment de la rencontre ! - à ce Zachée-là (chacun de nous !) Jésus dit :" Aujourd'hui, le Salut est entré dans cette maison."
 Souhaitons-nous ce bonheur aux uns et aux autres et, fermons bien notre porte pour qu'Il y demeure ! Amen !

et tous verront le salut de Dieu.
 (Luc  3)

L'Ermite

"Le désert est une épreuve,
il est la preuve que nous valons plus,

 
que nous désirons mieux
que tout ce bric-àbrac d'illusions, de mensonges,
et de faux-fuyants
dont s'encombrent nos vies
et pour lequel nous dépensons
tant d'énergies vaines et coûteuses.
Le désert : c'est "bas les masques"."

Paul Baudiquey

samedi 1 décembre 2012

PAGE 247 : RESTEZ EVEILLES

 PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT 2012 - 2013

"Être veilleurs, c'est accepter de témoigner
qu'une lumière peut se lever."

P.Benoît GSCHWIND


 Il y aura des signes dans le soleil,
 la lune et les étoiles, 
et sur la terre
les nations seront dans l'angoisse, 
épouvantées
par le fracas de la mer
et son agitation,  
tandis que les hommes mourront de frayeur 
dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde; 
car les puissances des cieux seront ébranlées.  
 
 
 
 
Alors, ils verront
le Fils de l'homme venir 
entouré d'une nuée 
dans la plénitude de la puissance
et de la gloire. 
 " Quand ces événements commenceront à se produire, 
redressez-vous et relevez la tête, 
car votre délivrance est proche. "


" Tenez-vous sur vos gardes, 
de crainte que vos cœurs ne s'alourdissent 
dans l'ivresse, les beuveries et les soucis de la vie, 
et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste,  
comme un filet; 
car il s'abattra sur tous ceux 
qui se trouvent sur la face de la terre entière.
 
"Tenez-vous sur vos gardes" il s'agit d'un appel à rester éveillés en tout temps. Viendra sans doute ce moment tourmenté décrit une nouvelle fois en termes apocalyptiques, mais Jésus nous invite essentiellement, quels que soient les temps, à demeurer stables, fermes dans la foi, sereins et abandonnés. A quoi sert de se tourmenter ? Pourquoi se tourmenter ? Ne sommes nous pas dans les mains, plus encore dans le coeur d'un Père qui nous aime ? L'essentiel n'est-il pas de rester en éveil, de tenir dans la prière afin d'être vraiment, afin de garder notre coeur ouvert pour accueillir le Seigneur qui vient :
 
- aujourd'hui, à Noël, où nous pourrons nous émerveiller et rendre grâce devant cet Enfant-Dieu qui descend en notre monde, qui n'hésite pas à quitter, pour un temps, le sein du Père, pour manifester aux hommes de tous les temps l' insondable amour du Père !
 
- demain, quand l'heure de la Rencontre sonnera pour nous, afin d'être en situation d'éveil, le coeur ouvert et l'âme en paix, pour entrer joyeusement dans ce monde de l'amour et de la miséricorde.
 
- à la fin des temps, si c'est notre cas, pour être happés par l'amour qui est Dieu. 

Pourquoi craindre ? Pourquoi chercher une réponse auprès des mystificateurs qui ne manquent pas ? Nous savons, parce que Jésus nous le dit, que Lui-même, en tant que Fils, ne connaît pas cette heure. Ne perdons pas notre temps à consulter les faux prophètes, cela a d'ailleurs un coût... Soyons simplement des personnes qui attendent, sereinement, mais activement, d'entrer dans l'Amour.

 
Mais restez éveillés 
dans une prière de tous les instants 
pour être jugés dignes d'échapper 
à tous ces événements à venir 
et de vous tenir debout devant le Fils de l'homme.

Je me permets d'emprunter au P.GSCHWIND, les quelques lignes que voici dans le cas où certains ne
s'y seraient pas arrêtés ou ne recevraient pas "Prions en Église" :
 
" Restez fidèles et éveillés en tout temps!"L'heure est à endosser l'habit du veilleur. 
 
- Être veilleurs c'est accepter de ne pas laisser tomber les bras quand vient la nuit et de témoigner qu'une lumière peut se lever sur le peuple qui marchait dans les ténèbres.
 
- Être veilleurs c'est dire aux dormeurs comme aux insomniaques, à ceux qui attendent comme à ceux qui n'attendent rien, qu'un autre temps arrive.
 
- Être veilleurs, c'est être témoins du temps qui passe, appelés à dire toute notre espérance en celui qui vient et qui fait toutes choses nouvelles"

Rester éveillés et se tenir debout voilà deux grands axes pour entrer dans ce temps de l'Avent :
 
  • Rester éveillés pour ne pas manquer les rendez-vous avec Notre Seigneur et Maître. Rester éveillés, c'est attendre quelqu'un ou quelque chose. Nous, les croyants, nous savons QUI nous attendons, et Celui que nous attendons illumine notre vie et, cela, chaque fois un peu plus, à chaque rencontre. La rencontre est toujours nouvelle parce que "renouvelée", nous ne sommes plus les mêmes et l'Esprit nous entraîne vers de nouveaux horizons, de nouvelles découvertes Soyons des personnes en attente, des personnes qui vivent dans l'Espérance, des personnes entièrement tendues, physiquement tendues vers la Lumière. L'attente nous féconde, la possession nous tue !
 
  • Nous tenir debout, tendus de tout notre être , le visage tourné vers la Lumière qui vient et ne cesse d'advenir en nos vies et dans le monde. Assis,allongés, nous nous endormons vite, DEBOUT est une attitude d'éveil, une attitude, d'écoute, de tension vers... DEBOUT, tous les sens sont en éveil, ils tentent de capter le moindre indice de changement, de nouveauté ! Se tenir DEBOUT c'est être tournés ver l'a-venir, on ne tourne pas le dos à Celui qui vient , on tend vers Lui ses bras pourLe recevoir, pour L'accueillir, pour L'aimer se laisser aimer. Demeurons DEBOUT ! Demeurons en Éveil pour accueillir vraiment Celui qui vient nous sauver.
Viens Seigneur Jésus, nous t'espérons !




(Luc  21)
 

l'Ermite

samedi 24 novembre 2012

PAGE 246 : ES-TU LE ROI DES JUIFS ?

DIMANCHE 25 NOVEMBRE 2012
 
FÊTE DU CHRIST ROI DE L'UNIVERS
 
Pilate rentra donc dans la résidence.
Il appela Jésus et lui dit:
" Es-tu le roi des Juifs ? "
 
Il est bon de s'arrêter quelques instants sur cette scène surréaliste : Jésus, le Seigneur des seigneurs, le Fils Unique du Père,  l'Alpha et l'Oméga, Celui qui descend du ciel pour sauver l'humanité, est appelé par Pilate pour un interrogatoire ... Jésus se tient debout devant un "grand de ce monde" alors que celui "qui se croit grand" est assis dans une attitude supérieure, et cherche à savoir qui est ce Jésus, ses intentions, son statut ! La question essentielle et troublante est de savoir si Jésus vient supplanter... d'autant que tous savent, à la ronde,  Jésus est écouté, suivi, recherché, non comme un usurpateur mais comme un homme de bien, qui fait le bien, forme les consciences, bouscule aussi un ritualisme qui dessert l'homme.
 

 
 Jésus lui répondit:
 " Dis-tu cela de toi-même
ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ? " 
 Pilate lui répondit:
" Est-ce que je suis Juif, moi ?
 
On entrevoit ici le mal être de Pilate qui, discrètement, se dédouane : il semble déjà laisser entendre qu'il ne fait que son travail, il est chargé d'une mission, entend ce qu'on lui rapporte et part de là, pour se faire une idée ... Pilate occupe un poste, il tient à le garder à n'importe quel prix. Son poste, c'est son gagne pain, il ne souhaite pas se retrouver à la rue ! En même temps, nous percevons un homme divisé , il ne se permet pas d'avoir une opinion personnelle il se "cache derrière" ceux qui lui ont livré Jésus, c'est déjà, en filigrane, le :"je m'en lave les mains"!
Il serait bon que chacun de nous , à ce stade, s'arrête devant Jésus et s'interroge personnellement sur sa manière d'exercer sa profession, l'autorité qui lui est confiée ... Je ne me permettrai pas d'établir un examen, dit de conscience, j'ose, simplement, éveiller et suggérer de regarder du côté de nos complicités, de nos compromissions, de tous les petits et grands camouflages de nos vies , et nous rejoignons ici la grande question soumise par la St Père, à notre réflexion : ai-je, avons-nous la foi ? Suis-je, sommes-nous prêts à renoncer à un poste, en faisant confiance au Christ, plutôt que de trahir d'une façon ou d'un autre ?
 
Ta propre nation,
les grands prêtres t'ont livré à moi!
Qu'as-tu fait ? "

Jésus répondit:
" Ma royauté n'est pas de ce monde.
Si ma royauté était de ce monde,
les miens auraient combattu
 pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
Mais ma royauté, maintenant, n'est pas d'ici. "
Il est évident que Jésus, Notre Seigneur et Maître ne cherche pas une royauté de clinquant, une royauté de position, une royauté de dorure , lui qui n'a pas où reposer sa tête". Sa royauté à Lui ne se voit pas, sa royauté est discrète, elle est tout intérieure : Jésus cherche les coeurs, Jésus veut attirer les coeurs, Jésus veut régner dans les coeurs et son règne n'est ni de pouvoir, ni de possession, son règne est Celui de l'Amour et nous savons où l'a conduit l'Amour ! C'est là qu'Il nous attend. Sauf grâce bien particulière offerte à certains saints, nous ne serons jamais cloués sur une croix, lieu de l'Amour extrême, mais nous sommes invités à demeurer "au pied de la Croix, à nous blottir à l'ombre de la Croix du Christ pour accueillir l'amour sans mesure du Christ qui meurt pour sauver toute l'humanité.. nous sommes invités à nous tenir au pied de la Croix; agir ainsi c'est être touché par les blessures du Christ  , être marqué du Signe de la Croix en plein coeur et porter à nos frères l'Espérance qui se lèvera à l'aube de Pâques"... extrait d'une Homélie de Mg TURINI.
 
 
Accepterons-nous de nous tenir blottis,  à l'ombre de la Croix du Christ, seulement à l'ombre ! Il est difficile de prétendre plus ! C'est cela "écouter la Voix de Jésus .  C'est s'ouvrir tout grand !  comme une fleur s'ouvre et se tourne du côté de la lumière pour en être illuminée, de même, l'ami de Jésus, spirituellement, se tourne vers la Croix, car, c'est sur la Croix que Jésus est ROI ! Presque physiquement, avec ses deux mains, l'ami de Jésus écarte les "parois de sa poitrine" pour que Jésus s'y engouffre tout entier, qu'Il y habite, et qu'Il éclaire son coeur du rayonnement de Sa Croix Bienheureuse.
Entre Jésus, entre vraiment dans mon coeur, illumine-le du rayonnement de Ta Croix !
 
  Pilate lui dit alors:
" Tu es donc roi ? "
Jésus lui répondit:
" C'est toi qui dis que je suis roi.
Je suis né  
et je suis venu dans le monde
pour rendre témoignage à la vérité.
Quiconque est de la vérité
écoute ma voix. "
  (Jean  18)

 


L'Ermite

dimanche 18 novembre 2012

PAGE 245 : PERSONNE, SINON LE PERE

DIMANCHE 18 NOVEMBRE 2012
 
PERSONNE, SINON LE PÈRE !
 
" Mais en ces jours-là,
après cette détresse,
le soleil s'obscurcira,
la lune ne brillera plus,
les étoiles se mettront à tomber du ciel
et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
 
 
Alors on verra le Fils de l'homme venir,
 entouré de nuées,
dans la plénitude de la puissance et dans la gloire.
Alors il enverra les anges
 et, des quatre vents,
de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel,
 il rassemblera ses élus.
 
 
" Comprenez cette comparaison empruntée au figuier:
dès que ses rameaux deviennent tendres
et que poussent ses feuilles,
vous reconnaissez que l'été est proche.
 
 
De même, vous aussi,
quand vous verrez cela arriver,
sachez que le Fils de l'homme est proche,
 qu'il est à vos portes.
 En vérité, je vous le déclare,
 cette génération ne passera pas que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront,
mes paroles ne passeront pas.
Mais ce jour ou cette heure,
nul ne les connaît,
ni les anges du ciel,
ni le Fils,
 
 personne sinon le Père.
(Marc  13)
 
L'évangile de ce jour, appartient au genre apocalyptique , l'expliquer n'est pas le but de nos rendez-vous, je préfère m'attarder sur le tout dernier verset qui m'a touchée en le lisant et qui confirme tout ce que nous dit Jésus, tout au long de sa vie, sur sa relation unique au Père. Avant de lire notre partage, essayez d'entendre résonner  ce verset en vous pour mieux en cerner la profondeur et l'accueillir, dans l'émerveillement de la foi.
 
"Ce jour et cette heure, nul ne les connaît,
ni les anges du ciel, ni le Fils, personne,
sinon le Père".

Ce verset ne vient-il pas comme une confirmation des confidences du Fils tout au long de sa vie terrestre ?
 
"Ce jour" c'est à dire, "le jour, où le Christ sera tout en tous"(Co 3,11) nul ne le connaît, ni les anges, NI LE FILS sinon le Père ! N'est-ce pas extraordinaire de confiance, d'abandon et, surtout de révélation de cette relation unique du Père avec le Fils et du Fils avec le Père ? Ce Fils qui est venu pour faire"la volonté du Père":
 
" Ma nourriture, c'est de faire la volonté
de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre.
(Jean 4)
 
 Ce Fils qui, pour exister n'a pas besoin "de se montrer, de faire des choses qui sortent de l'ordinaire" comme trop souvent, nous, les humains, ce Fils dont l'accomplissement est dans l'Etre du Père, qui ne fait rien sans Lui, rien en dehors de Lui, rien qu'Il ne reçoive de cet amour insondable :
 
" En vérité, en vérité, je vous le dis,
le Fils ne peut rien faire de lui-même,
 mais seulement ce qu'il voit faire au Père:
car ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement.
C'est que le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait;
 il lui montrera des oeuvres plus grandes encore,
de sorte que vous serez dans l'étonnement."
Jn 6

En somme, le Père demande au Fils et à chacun d'entre nous, d'ETRE et, cela seulement. Que nous soyons enfants, que nous soyons parents, célibataires, consacrés dans la célibat, Jésus, par sa relation unique au Père, nous révèle et nous invite à tout recevoir pour tout donner. Non pas donner n'importe quoi, des pensées et des actes imprégnés d'égoïsme et de toutes sortes de passions désordonnées, mais ce qu'Il reçoit du Père ! Rien de soi, tout du Père dans le silence de la prière, comme le dit souvent notre jeune aumônier de 90 ans : c'est immense ! et j'ajoute c'est insondable ! Et St François d'Assise avait une façon bien personnelle de l'exprimer :
 
"Ne gardez de vous rien de vous, afin que vous reçoive tout entier, Celui qui se donne à vous tout entier"!
 
Vivre ainsi, non seulement sous le regard de "l'Amour qui est Dieu" suppose une grande écoute, un non moins grand recueillement, une abstraction de soi pour que nos frères puissent "respirer Dieu"! Oui, "respirer Dieu" pas soi, Dieu le Père de toute miséricorde . Comme Saint Paul qui écrivait :
 
"Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi"
 
et, si le Christ vit en soi, c'est le Père qui "conduit la barque" alors pourquoi nous inquiéter pour les petits et grands soucis de la vie, pour les surprises qu'elle nous réserve ? Je suis, tu es, nous sommes dans la Main d'un Dieu qui nous aime et ne nous veut que du bien et, le meilleur des biens : vivre en Lui, par Lui et pour Lui ! Qu'il en soit ainsi !
 


                                                                                                 L'Ermite


samedi 10 novembre 2012

PAGE 244 : JESUS REGARDAIT

DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2012

Dans son enseignement, Jésus disait:

 
 " Prenez garde aux scribes
 qui tiennent à déambuler en grandes robes,
 à être salués sur les places publiques,
à occuper les premiers sièges dans les synagogues
et les premières places dans les dîners.

 
Eux qui dévorent les biens des veuves
et affectent de prier longuement,
 ils subiront la plus rigoureuse condamnation. "
 
Ne pointons pas trop vite notre doigt, ceux que nous appelons, avec un certain mépris parfois, les riches, les nantis, car, en chacun de nous se cache un peu du pharisien et du scribe ! Nous apprécions tous d'être reconnus, d'avoir une position dans la société, et, si ce n'est pas du tout, mais pas du tout notre cas, nous succombons  facilement à la tentation du "faire valoir" : mon frère, ma soeur, occupe tel poste, mon neveu, ma nièce fait de grandes études, mon fils, ma fille etc ... Avons-nous la simplicité de mettre en valeur nos parents, nos amis qui luttent et se battent pour exister et donner à leur famille les moyens d'exister même petitement ? Jésus nous redit ici que l'important n'est pas de briller mais d'être ! Et, Il traduit son enseignement par une parabole "archie" connue mais pas nécessairement "archie" vécue . Il est bon de la retrouver sur notre route de temps à autres pour réfléchir à notre manière de regarder le monde qui nous entoure et de partager.
 
"Assis en face du tronc,
Jésus regardait "
 
 
"Jésus regardait" nous dit l'Ecriture. Il ne s'agit pas pour Jésus, de juger mais Il observe les comportements et, partant de son observation Il va parfaire son enseignement auprès de ses apôtres qui l'entourent et sont peut-être tentés de souligner la générosité de ceux qui ostensiblement déposent leur offrande dans le tronc. Rien n'échappe à Jésus parce que Jésus regarde le coeur ! Je pense notamment, en cet instant, à tous ces frères qui ne vont peut-être pas très souvent à l'église mais qui savent regarder et voir, celui de leurs frères qui est dans le besoin. Tel, cet ami, qui chaque dimanche, accompagne un frère sans domicile, qui vit dans une cabane sans eau et sans électricité, pour faire sa provision d'eau aux fontaines de la ville.
 
comment la foule mettait de l'argent dans le tronc.
De nombreux riches mettaient beaucoup.
Vint une veuve pauvre qui mit deux petites pièces,
quelques centimes.
 
 
Jésus regarde et voit . Il y a beaucoup de monde autour du Temple, Jésus voit la quête des uns et des autres, et cette femme pauvre, vêtue modestement, ne lui échappe pas, pas plus que son geste discret, presque gênée de donner si peu ...et pourtant c'est ce geste que Jésus va exalter et qu'il donne en exemple à ses apôtres, parce que cette femme donne tout ce qu'elle a. Cette femme, pauvre, aurait pu calculer, nous aurions presque tendance à lui reprocher, de ne pas penser à demain !
La veuve, chez Elie, n'a rien gardé non plus, encouragée, cette dernière par le Prophète lui-même :

"N'aie pas peur
Car ainsi parle le Seigneur,
le Dieu d'Israël:
Cruche de farine ne se videra
 jarre d'huile ne désemplira
 jusqu'au jour où le Seigneur
donnera la pluie à la surface du sol. "
Elle s'en alla et fit comme Elie avait dit;
elle mangea, elle, lui et sa famille pendant des jours.
 La cruche de farine ne tarit pas
et la jarre d'huile ne désemplit pas,
selon la parole
que le Seigneur avait dite par l'intermédiaire d'Elie.
(1Rois  17)

La veuve de l'évangile s'inscrit dans cette confiance, dans cet abandon absolu qui doit nous éveiller, non à imiter, car il ne s'agit pas de cela ici, mais à REGARDER et à AGIR avec les YEUX DU COEUR ! Il ne s'agit pas de nous dépouiller mais de nous laisser dépouiller comme le Christ Lui-même qui, durant la Passion, s'en remet totalement au Père . Sur la croix, Lui, le fils unique, Dieu Lui-même, ne revendique rien, Il se laisse exposer, railler, mépriser, donne jusqu'à la dernière goutte de son sang, laisse ouvrir son côté d'où jaillit l'eau qui donne la Vie.

"Comportez-vous ainsi entre vous,
comme on le fait en Jésus Christ:
lui qui est de condition divine n'a pas considéré
comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu.
Mais il s'est dépouillé,
prenant la condition de serviteur,
 devenant semblable aux hommes,
et, reconnu à son aspect comme un homme,
il s'est abaissé, devenant obéissant
 jusqu'à la mort, à la mort sur une croix.
C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé
et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom,"
 (Philippiens 2)
 
Choisir serait encore un risque : celui de mettre quelque chose de nous dans nos démarches, et d'être secrètement fiers d'avoir fait le bon choix. L'abandon, nous conduit à entrer pleinement dans le plan de Dieu, nous ne choisissons pas, nous répondons, librement, au chemin que le Père nous propose, nous Lui faisons confiance.


Appelant ses disciples, Jésus leur dit:
" En vérité, je vous le déclare,
cette veuve pauvre
 a mis plus que tous ceux qui mettent dans le tronc.

 
Car tous ont mis en prenant sur leur superflu;
 mais elle, elle a pris sur sa misère
pour mettre tout ce qu'elle possédait,
tout ce qu'elle avait pour vivre.
 
 (Marc  12)
 
Jésus ne lésine pas dans l'éloge rendu à cette pauvre femme, parce que Lui-même ne lésinera pas sur la croix : Il donne TOUT et se donne Lui- même, ce qui inspire cette prière simple et profonde à St Françoise d'Assise :

"Ne gardez pour vous rien de vous afin que vous reçoive tout entier, Celui qui se donne à vous tout entier"
 
AINSI SOIT-T-IL !
 
L'Ermite

dimanche 4 novembre 2012

PAGE 243 : COMME TOI-MÊME !

DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2012
 

Un scribe s'avança.
Il les avait entendus discuter
et voyait que Jésus leur avait bien répondu.
Il lui demanda:
" Quel est le premier de tous les commandements ? "
 
Jésus répondit:
" Le premier, c'est: Écoute, Israël,
le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur;
tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur,
 de toute ton âme,
de toute ta pensée et de toute ta force.
 
 
Voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
 
COMME TOI-MÊME ! La première question à se poser ne serait-ce pas de s'interroger sur la façon dont "je m'aime" ! En effet, comment aimer son prochain si on ne s'aime pas soi-même ou, si on s'aime mal ? Et,  que signifie "s'aimer soi-même" ?
 
Aimer, c'est vouloir du bien . Des parents qui aiment vraiment leurs enfants, cherchent à leur apporter le meilleur afin de leur permettre de devenir ce qu'ils sont en vérité, dans leur être. De bon parents ne se substituent pas à leurs enfants, ils sont ces balises qui canalisent, accompagnent pour permettre à leurs enfants de faire advenir ce qu'il y a de meilleur en eux. Nous ne partons pas de rien, Dieu dépose, en chacun de nous, tout un potentiel et le rôle des parents et de permettre l'épanouissement harmonieux de ce potentiel.
 
"Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain,
que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
 mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants,
comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini,
et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole,
Il aime l’arc qui est stable."
Khalil Gibran, Le prophète
Ne nous trompons pas d'amour ! St Augustin écrit" aime et fais ce que tu veux !"Il n'écrit pas l'inverse ! Nous devons d'abord apprendre à aimer, si nous aimons, nous pouvons faire ce que nous voulons, l'amour guidera tous nos actes et d'abord nos pensées ! Ne nous trompons pas d'amour !
Si nous nous aimons, nous ne voudrons que le bien ; alors, et alors seulement,  nous aimerons nos frères. Car aimer nos frères c'est leur permettre de devenir ce qu'ils sont au plus profond d'eux-mêmes. Dès lors il n'y a plus de place pour la jalousie, les rivalités de toutes sortes ... C'est ce que nous décrit St Paul dans la Première Lettre aux Corinthiens :
"Quand je distribuerais tous mes biens
pour la nourriture des pauvres,
quand je livrerais mon corps aux flammes,
si je n'ai pas l'amour , tout cela ne me sert de rien
 L'amour est patient ;
l'amour n'est pas envieux, l'amour n'est point inconsidéré,
il ne fait rien d'inconvenant, il ne cherche point son intérêt,
il ne s'irrite point, il ne tient pas compte du mal;
il ne prend pas plaisir à l'injustice,
mais il se réjouit de la vérité; 
il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
l'Amour ne passera jamais !"
Une vie ne suffira pas pour apprendre à aimer ! Ne tardons pas !
 (1Corinthiens 13)
 
Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là. "
Le scribe lui dit:
" Très bien, Maître, tu as dit vrai:
 
 
Il est unique et il n'y en a pas d'autre que lui,
et l'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence,
 de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même,
cela vaut mieux que tous les holocaustes et sacrifices. "
 Jésus, voyant qu'il avait répondu avec sagesse, lui dit:
 
 
" Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu. "  
Et personne n'osait plus l'interroger.
 Marc  12

L'ermite