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samedi 22 septembre 2012

PAGE 237 : DE QUOI DISCUTIEZ-VOUS ?

 DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2012

Partis de là,
ils traversaient la Galilée
 et Jésus ne voulait pas qu'on le sache.


On comprend la prudence de Jésus. Peut-être serait-il intéressant de réfléchir soi-même, surtout à notre époque, au poids et à la portée de nos paroles ?

En effet, et les médias nous font croire que c'est la façon la plus juste de se comporter, tout est mis à découvert , devant quiconque, y compris les enfants qui ne sont pas épargnés. Ils savent tout, parce qu'on dit tout devant eux, leur faisant porter des fardeaux qui ne sont pas de leur âge. On leur vole leur enfance sous prétexte d'ouverture. Je pense qu'il ne serait pas inutile de demander au Seigneur de nous donner une bonne mesure de sagesse, bien tassée, pour permettre à chacun de vivre sainement chacune des étapes de sa vie.

Si Jésus, parle confidentiellement à ses apôtres, n'est-ce pas pour les aider, le moment venu, à rester confiants et à soutenir la foi défaillante des frères qui attendent un Sauveur puissant, un guerrier susceptible d'écraser tous les ennemis ? Pour faire comprendre, quand eux-mêmes l'auront compris, que le pire ennemi c'est soi-même avec tout le cortège des passions qui habitent les cœurs ?
 Car il enseignait ses disciples
et leur disait:
 " Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes;
ils le tueront et, lorsqu'il aura été tué,
trois jours après il ressuscitera.


" Mais ils ne comprenaient pas cette parole
et craignaient de l'interroger.
  Ils allèrent à Capharnaüm.
Une fois à la maison, Jésus leur demandait: 
 " De quoi discutiez-vous en chemin ?

Il n'est pas difficile d'imaginer l'embarras des apôtres . La question de Jésus laisse entendre que Jésus connaît très bien, le centre d'intérêt du moment. La vivacité de la conversation des apôtres ne laisse présager rien de très bon ! Jésus parle de sa Passion, de sa mort violente, l'annonce glisse parce qu'ils ne comprennent pas, parce qu'ils ne peuvent envisager une telle perspective, Jésus est presque plus leur "héros" que leur Maître" et "modèle". Les apôtres préfèrent penser à autre chose plutôt que d'essayer de comprendre l'incompréhensible ! Ils ne cherchent pas à interroger leur Seigneur de peur d'avoir trop bien compris ! Ils préfèrent, comme des gamins, changer de cap et discutailler de leurs ambitions ! Nous sommes franchement outrés et nous ne comprenons pas semblable comportement : c'est tout simplement insensé !!!

"  Mais ils se taisaient, 
car, en chemin, 
ils s'étaient querellés pour savoir qui était le plus grand. 




Serions-nous à ce point pharisiens ? Sommes-nous  certains d'être différents ? Et cela commence très tôt d'ailleurs ! Quel enfant n'a pas nourri une rivalité avec son frère, sa sœur ? Quel enfant n'a pas trouvé que son frère, sa sœur avait la meilleure part, ou la plus grosse, ou ? 
L'enfant, devenu adulte, s'il n'a pas appris à maîtriser ses passions, à les dominer, n'a plus de limites et il jouera des coudes pour être le plus beau, le meilleur, le plus puissant, le plus riche, le plus fort, le plus malin, le plus compétitif ,tout cela à n'importe quel prix, de n'importe quelle façon pourvu qu'il brille au regard de ses semblables ! Et, que nous montre Jésus tout au long de son existence terrestre, que nous dit-il ? 

 Le plus grand d'entre vous sera votre serviteur. (Matthieu 23)

 Si quelqu'un veut être mon serviteur, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon  serviteur.  (Jean 12)

 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni  l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. (Jean  13)

 Vous m'appelez le Maître et le Seigneur: et vous dites bien, car je le suis.  Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous  laver les pieds les uns aux autres.  Car je vous ai donné l'exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi  vous-mêmes. (Jean 13)

Celui qui veut suivre Jésus, qui veut annoncer Jésus doit devenir serviteur, il doit nous dit Saint Paul, "épouser les mêmes sentiments :"Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus:  bien qu'il fût dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu;  mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'esclave,  (Philippiens  2) ( traduire esclave par serviteur)  Jésus, ne parle pas autrement dans ce qui suit .


De plus Jésus solennise le moment. 
- Jésus s’assoit,
- Jésus appelle, rassemble les apôtres,
- Jésus parle et nous savons que Jésus EST PAROLE, la PAROLE DU PÈRE, 
Le discours est bref, les mots n'en ont que plus de poids, et la comparaison qu'Il donne n'est certainement pas celle que nous aurions choisie ! N'aurions-nous pas préféré un champion ? Jésus, Lui, donne en exemple , non un richissime personnage
qui fume de gros cigares dans un énorme fauteuil, mais le serviteur, la servante celui, celle, à qui nous donnons des ordres sans le moindre ménagement : 
 Jésus s'assit 
et il appela les Douze;
 il leur dit: 
" Si quelqu'un veut être le premier, 
qu'il soit le dernier de tous 
et le serviteur de tous.

Puis Jésus prend un enfant sans défense, il le met à l'honneur, au milieu du cercle des apôtres, il l'embrasse, montrant ainsi toute la considération qu'il a pour les humbles, les petits, les sans voix,et plus fort encore, Jésus le donne en exemple et va jusqu'à oser dire qu'accueillir un enfant, un pauvre, un démuni, un serviteur c'est ?

 "  Et prenant un enfant, 
il le plaça au milieu d'eux 
et, après l'avoir embrassé, 
il leur dit: 
" Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-là, 
m'accueille moi-même; 
et qui m'accueille, 
ce n'est pas moi qu'il accueille, 
mais Celui qui m'a envoyé.  
(Marc  9)

C'est accueillir le Père Lui-même ! 
Car le Père et le Fils ne font qu'un !


Vraiment, Jésus, tu fais tout à l'envers ! Ce n'est pas du tout, mais du tout ce que dit notre société ! 

PRIONS AVEC MAURICE ZUNDEL :

Seigneur aide-moi à devenir un homme (une femme)
Et à faire de ma vie un espace illimité
Où le monde entier puisse être accueilli,
Où toute créature se sente ennoblie
Et  où ta Présence enfin se respire
Rends moi transparent à Ta Présence
Et apprends-moi à être le sourire de Ta bonté.

Si je pouvais résumer toute ma foi,
Elle est vraiment là :
Je crois en la vie d'un Autre en moi
Je crois au risque infini de Dieu
Je crois à la tragédie éternelle de l'Amour crucifié
Je crois à la fragilité de Dieu
Parce que, s'il n'y a rien de plus fort que l'Amour
Il n'y a rien de plus fragile.

L'Ermite

samedi 15 septembre 2012

PAGE 236 : ET VOUS, QUI DITES-VOUS QUE JE SUIS

DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2012

 Jésus s'en alla avec ses disciples 
vers les villages voisins de Césarée de Philippe.

En chemin, il interrogeait ses disciples:
 " Qui suis-je, au dire des hommes ? "

On pourrait penser que Jésus s'exerce ici, à un sondage d'opinion : "qui suis-je au dire des hommes ?" Jésus n'a pas besoin de cela, me semble-t-il, pour connaître la pensée de la foule à son sujet. Ne lui est-il pas souvent arrivé de "percevoir" la pensée de ses interlocuteurs  et, notamment celle des Pharisiens qui ne manquent pas une occasion de le piéger ? 
Quant à Nathanaël, ne lui dit-il pas "Avant que Philippe t'appelât,  lorsque tu étais sous le figuier, je t'ai vu."  (Jean  1) 
Je crois volontiers que Jésus prépare ses apôtres à  donner une opinion personnelle, une parole qui engage leur être, leur vie. Nous sommes forts, très forts pour utiliser la pensée d'autrui, évitant ainsi de nous engager personnellement, de sortir de soi pour être, en vérité. C'est tellement plus facile ! La parole qui vient du fond de l'être révèle ce qui nous habite, elle nous oblige à prendre parti, elle fait de nous des témoins !

 Ils lui dirent: 
" Jean le Baptiste; pour d'autres, Élie;
 pour d'autres, l'un des prophètes. "
Et lui leur demandait: 
" Et vous, qui dites-vous que je suis ? 
" Prenant la parole, Pierre lui répond:
 " Tu es le Christ. "

"Tu es le Christ!" cette parole ne vient pas de Pierre lui-même mais d'une expérience spirituelle, d'un compagnonnage, d'une intimité spirituelle telle qu'elle ouvre Pierre à devenir un "guide" à son tour. Cela ne signifie pas que Pierre est parfait, mais il a une acuité spirituelle qui, sans qu'il comprenne tout, - nous en aurons très vite la preuve - lui permet d'avoir, sur Jésus, un regard assez juste et de Le suivre comme un Maître qui "détient les paroles de la vie éternelle"! Il y a comme un aimant qui le lie à Jésus, même s'il lui faudra, à un moment, et pas des moindres, confirmer  avec d'autres mots, cet attachement indéfectible :"tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !" Jn 21 D'accord, je suis un pauvre,un lâche, mais je T'aime !

Quand Pierre reconnaît le Christ, en Jésus, il voit en Lui, l’Élu, l'Oint, le choisi pour accomplir une mission spécifique de salut, mais Pierre, là où il en est, de son cheminement, perçoit-il qu'il s'agit de l'avènement d'un Royaume spirituel, acquis non à la force des poignets et ... des armes , mais en se laissant conduire à "l'abattoir comme une brebis qui n'ouvre pas la bouche"! Is 53 Peut-il, à ce stade, reconnaître et comprendre le Serviteur souffrant annoncé par Isaïe  ? ( 1ère lecture) La suite de cet étape de la vie de Jésus, nous montre, qu'avec Pierre, nous sommes lents à croire et à comprendre !


Et il leur commanda sévèrement de ne parler de lui à personne.

  Puis il commença à leur enseigner
 qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, 
qu'il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, 
qu'il soit mis à mort 


et que, trois jours après, il ressuscite. 


Il tenait ouvertement ce langage. 
Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander.  

Pierre aime son Maître, mais il L'aime mal, comme nous aimons mal, et une vie ne suffit pas pour apprendre à aimer ! Aimer, entre autres, ce n'est pas surprotéger
c'est rester présent dans le calme comme dans la tempête, et, après la tempête, c'est adorer dans le silence ; la parole, nos paroles sont si maladroites qu'elles brouillent, mélangent, créent la confusion et, au lieu d'apaiser, rajoutent de la souffrance à la souffrance ... Apprends-nous, apprends-moi Seigneur le silence qui est présence, le silence qui réchauffe, ce silence de ta rencontre avec Marie Ta Mère sur la route du Calvaire : un regard, mais quel regard ! et tout est dit !
Mais lui, se retournant et voyant ses disciples,
 réprimanda Pierre; il lui dit:
 " Retire-toi ! Derrière moi, Satan, 
car tes vues ne sont pas celles de Dieu, 
mais celles des hommes. 

Voilà ! c'est dit ! Pierre reste trop humain au sens d'empêtrer dans ses limites, dans son affectivité, dans ses ambitions, dans son péché ! Jésus, avec fermeté, l'invite à une conversion radicale. Pierre beaucoup trop enfermé dans l'humain est invité à laisser grandir en lui l'homme spirituel . Pierre doit se laisser libérer de sa façon de penser, tellement terre à terre, pour se laisser envahir par la Présence du Père, à l'école de Jésus; il doit, nous devons, apprendre à tout recevoir du Père, et, pour cela, comme Jésus,Pierre doit, nous devons nous "recueillir, à l'écart" pour nous laisser instruire afin que nos pensées deviennent des pensées de fils !

 Puis il fit venir la foule avec ses disciples et il leur dit: 

" Si quelqu'un veut venir à ma suite, 
qu'il se renie lui-même et prenne sa croix, 
et qu'il me suive.  


En effet, qui veut sauver sa vie, la perdra; 
mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile,
 la sauvera. 
(Marc  8, 25- 37)  

Jésus ne lésine pas ! Jésus ne cache pas ses exigences ,Jésus ne promet ni la richesse, ni la réussite selon le monde, ni... Jésus quand Il nous invite à partager les valeurs du Royaume , nous invite à prendre notre croix, à nous perdre, et c'est en nous perdant, en nous laissant purifier, que nous devenons libres, que nous devenons fils et frères ! L’Évangile n'est pas une comptine pour nous bercer et nous endormir, l’Évangile est une école de Vie ...ÉTERNELLE !

Écoutons Paul Baudiquey:

" Tu veux me suivre" dit Jésus,, alors quitte...Laisse tomber tes chères sécurités, ton confort moral et ton confort tout court : je suis sans feu ni lieu, sans tanière et sans gîte.
Tu veux me suivre, alors quitte tes rêves faux, tes nostalgies, détourne-toi des mirages...
La Vie est à ce prix ! ... La liberté aussi est à ce prix ! ...L'amour enfin est à ce prix ! L'amour est comme le blé : il pourrit si on l'entasse et fructifie si on le sème !
L"amour n'est pas d'abord pour qu'on soit heureux ensemble mais pour qu'ensemble on existe davantage !"

l'Ermite

samedi 8 septembre 2012

PAGE 235 : EFFATA : OUVRE-TOI !

DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2012

  Marc 7, 31-37

Jésus quitta le territoire de Tyr
et revint par Sidon vers la mer de Galilée
 en traversant le territoire de la Décapole. 
On lui amène un sourd qui,
de plus, parlait difficilement
et on le supplie de lui imposer la main. 
Jésus vient de guérir la fille d'une femme syro-phénicienne , à en juger par ce qui suit, nous pouvons être certains que la nouvelle a fait du chemin, si elle a suscité de l'admiration, elle n'a pas manqué d'éveiller des envies, voire des jalousies. Il n'est donc pas surprenant que les gens du coin viennent présenter leurs infirmes à Jésus dès qu'ils ont connaissance de sa présence, avec, d'ailleurs, un brin de curiosité !
Le prenant loin de la foule,
à l'écart,

Cette fois, Jésus prend quelques précautions, Il entraîne l'infirme à l'écart ! Cette démarche m'intrigue. Jésus, habituellement , agit devant tous dans le désir de susciter la foi , pourquoi ici, va-t-il "à l'écart", loin de la foule ? En même temps que la guérison, peut-être veut-Il faire expérimenter à cette personne la nécessité du recueillement pour accueillir le don de Dieu et pour se mettre en route ! Cette intervention de Jésus étant d'ordre sacramentel, peut être veut-Il mettre l'accent sur l'importance de "la rencontre", une rencontre exceptionnelle , interpersonnelle qui change une vie ? A travers cet événement, Jésus veut sûrement nous rejoindre et nous éveiller à la qualité de notre approche des sacrements où se noue et se renoue l'Alliance , où Il établit une relation personnelle avec chacun d'entre nous, loin de la foule, loin du bruit ?


Jésus lui mit les doigts dans les oreilles,
cracha et lui toucha la langue. 
Puis, levant son regard vers le ciel,
il soupira. Et il lui dit:
" Effata ", c'est-à-dire: " Ouvre-toi. " 



"Le regard tourné vers le ciel" évoque, pour moi, cette multitude de fois, où Jésus nous imprègne de Sa relation au Père :

je ne fais rien de moi-même : je dis ce que le Père m'a enseigné.
 (Jean  8)

 je fais toujours ce qui lui plaît.
(Jean  8)


Moi, je dis ce que j'ai vu auprès de mon Père,
 (Jean  8)

Nous pourrions continuer, mais l'important est de savoir que Jésus est sans cesse tourné vers son Père, non comme le petit enfant qui recherche l'approbation, mais comme le Fils qui ne fait qu'UN avec le Père  et, comme tel, pose les actes  mêmes de Dieu !
Tous les gestes de Jésus ici, ne nous renvoient-ils pas au sacrement du baptême ? Ce sacrement qui nous ouvre à la vie ecclésiale et fait de nous des fils, cohéritiers avec Jésus ?
Or, si nous sommes enfants,
 nous sommes aussi héritiers,
héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ,  
(Romains  8)


afin que, justifiés par sa grâce,
nous devenions héritiers de la vie éternelle
 selon notre espérance.
 (Tite  3)



Que fait le prêtre au baptême ? Au nom de Jésus n'appose-t-il pas une onction sur le front, les oreilles, les mains, et, dans le rite avant Vatican II , ne mettait-il pas un peu de sel, symbole de la Sagesse, sur la langue de l'enfant en précisant "ouvre-toi!" ( Ce qui ne manquait pas d'ailleurs, de lui faire pousser des cris, le rite étant plutôt violent ! mais au moins, il parlait , le cri étant quand il s'agit de bébé, avec le sourire, son seul langage !) Nous retrouvons tout cela dans cette rencontre exceptionnelle avec l'aspect, me semble-t-il, tout-à-fait personnel de la RENCONTRE SACRAMENTELLE, puisque Jésus a entraîné ce frère "à l'écart" .
Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent,
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
Cet  homme passe du balbutiement, sans doute du bégaiement, à une parole claire, qui le rend capable de louer Dieu avec la foule désormais, il suffit de remarquer le pluriel qui suit pour le comprendre, ce qui signifie que cet homme vient d'être intégré à la communauté des croyants. Là encore, nous pouvons reconnaître un des aspects du sacrement du baptême qui est la présentation à la communauté ecclésiale ! Par contre, nous pouvons noter que cette foule est bien moins timide que nous, l'entrée dans le cercle des amis de Jésus, délie leur langue et Jésus Lui-même n'arrive pas à les maîtriser :

Jésus leur recommanda de n'en parler à personne:
mais plus il le leur recommandait,
 plus ceux-ci le proclamaient.
Ils étaient très impressionnés et ils disaient:
 " Il a bien fait toutes choses;
il fait entendre les sourds et parler les muets.
" ils étaient très impressionnés !" LE SOMMES-NOUS ? Ne sommes-nous pas rentrés dans une déplorable banalisation des sacrements ? de LA RENCONTRE du Christ dans le coeur à coeur de la prière ? De la RENCONTRE du Christ reconnu dans le sacrement du frère et plus précisément dans celui que le mal, le péché, la maladie défigurent ? Ils peuvent être transfigurés si, chaque jour nous grandissons dans l'amour et leur offrons un peu de cet amour que nous recevons du Christ !
Laissons-nous impressionner !
L'ermite
RECRÉATION


Quelques photos de mon lieu de vie.

samedi 1 septembre 2012

PAGE 234 : PUR ? IMPUR ?


DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2012

Marc 7, 1-8.14-15.21-23.


Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem
se rassemblent auprès de Jésus. 
Ils voient que certains de ses disciples
prennent leurs repas avec des mains impures,
c'est-à-dire sans les avoir lavées.
 En effet, les Pharisiens, comme tous les Juifs,
ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains,
par attachement à la tradition des anciens;
en revenant du marché,
 ils ne mangent pas sans avoir fait des ablutions;
et il y a beaucoup d'autres pratiques traditionnelles
auxquelles ils sont attachés :
lavages rituels des coupes, des cruches et des plats.
 Les Pharisiens et les scribes demandent donc à Jésus:
 " Pourquoi tes disciples ne se conduisent-ils pas
conformément à la tradition des anciens,
mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? "
 Il leur dit:
 " Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet,
hypocrites, car il est écrit:
Ce peuple m'honore des lèvres,
 mais son coeur est loin de moi;
 c'est en vain qu'ils me rendent un culte
car les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes d'hommes.
 Vous laissez de côté le commandement de Dieu
 et vous vous attachez à la tradition des hommes. "
Puis, appelant de nouveau la foule, il leur disait :
 " Écoutez-moi tous et comprenez.:
Il n'y a rien d'extérieur à l'homme
qui puisse le rendre impur en pénétrant en lui,
 mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. "
 Il disait:
 " Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui rend l'homme impur.
 En effet, c'est de l'intérieur,
c'est du coeur des hommes que sortent les intentions mauvaises,
inconduite, vols, meurtres,  adultères, cupidité,
perversités, ruse, débauche, envie, injures,
 vanité, déraison.
Tout ce mal sort de l'intérieur et rend l'homme impur. 
 &
- Je viens d'effectuer un travail salissant : mes mains sont-elles pures ? Impures ?
- Le mécanicien a passé plusieurs heures sous un véhicule, les mains dans les boulons et le cambouis : ses mains sont-elles pures ? impures ?
- Le paysan revient du champ où il a plongé ses mains dans la terre, parfois l'humus, souvent dans les rouages de sa machine capricieuse, ses mains sont-elles pures, impures ?
- La ménagère termine l'entretien de sa maison, elle a fermé le sac poubelle navrée de constater qu'il n'a pas retenu bien enfermés, certains déchets, ses mains en sortent-elles pures ? impures ?
 Nous pourrions allonger la liste Jésus, Lui, va droit au but :
"IL N'Y A RIEN D'EXTÉRIEUR A L'HOMME
QUI PUISSE LE RENDRE IMPUR
EN PÉNÉTRANT EN LUI !"
Le mal lui-même dont nous pouvons être la cible, c'est-à-dire, le mal qui nous est fait, celui-là ne nous rend pas impur si ... nous savons garder la distance et bénir l'auteur ! Ce mal alors peut devenir un bien dans ma vie personnelle et me propulser vers un amour plus grand, plus vrai, plus sublime ! Le mal extérieur qui peut m'atteindre à telle étape de ma vie peut devenir un tremplin selon l'usage que j'en fais, en accueillant la grâce qu'il véhicule comme malgré lui . écoutons Saint Paul :
Nous savons d'autre part que tout concourt au bien
de ceux qui aiment Dieu,
 qui sont appelés selon son dessein.
(Romains 8)
Saint Jean Chrysostome commentant   St Matthieu n'écrit-il pas :Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne l'honore pas ici, dans l'église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car Celui qui a dit :"ceci est mon Corps et qui l'a réalisé c'est Lui qui a dit :"vous m'avez vu avoir faim et vous ne m'avez pas donné à manger.... Dieu n'a pas besoin de vases d'or mais d'âmes qui soient en or....
Quant à Saint François d'Assise, par la grâce du Seigneur, ne transforme-t-il pas en agneau celui qui avait l'apparence d'un loup ?

Tous, nous avons expérimenté cela ! Et, si nous restons bloqués sur un mal, nous courrons le risque de nous y complaire, de nous y enfermer, d'arrêter là notre marche avec Jésus ! Jésus, Lui, est allé jusqu'au bout de l'Amour et, sur la croix, avant de rendre l'âme, Jésus prie son Père :

" Père, pardonnez-leur,
car ils ne savent pas ce qu'ils font."
 (Luc  23)

Jésus, dans le passage d'évangile de ce jour poursuit :
"CE QUI SORT DE L'HOMME VOILA
 CE QUI REND L'HOMME IMPUR"
Je n'ai donc pas à me préoccuper du mal qu'on peut me faire, mais du mal que se fait la personne en agissant ainsi ! En effet, la personne cultive, de cette façon, le chiendent qui a envahi son coeur et l'étouffe. Et mon souci de chrétien est de prier pour qu'elle se laisse toucher par l'Amour du Christ et, aussi, de renverser la situation en demandant à l'Esprit Saint de m'éclairer pour tirer un bien de ce mal ! L'évangile n'est-il pas par excellence un chemin de paradoxes qui nous libèrent et nous conduisent, comme François d'Assise y excellait, à cultiver la joie parfaite en toute circonstance ! Je cite St François :

 "Père, je te prie de la part de Dieu de me dire où est la joie parfaite".disait frère Léon Et saint François lui répondit: "Quand nous arriverons à Sainte-Marie des Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid et couverts de boue et affamés, et que nous frapperons à la porte du couvent et que le portier viendra en colère et dira: "Qui êtes-vous?" et nous dirons: "Nous sommes deux de vos frères", et celui-ci dira: "Vous ne dîtes pas vrai; vous êtes au contraire deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres, allez-vous en"; et quand il ne nous ouvrira pas et nous fera rester dehors dans la neige et dans l'eau, avec le froid et avec la faim, jusqu'à la nuit ; alors, quand nous soutiendrons patiemment, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de cruauté et tant de rebuffades et quand nous penserons humblement et charitablement que ce portier nous connaît véritablement et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et quand nous persévérerons en frappant, et qu'il sortira dehors, en colère, et comme des fripons importuns nous chassera avec des injures et des soufflets, disant: "Allez-vous-en d'ici, très méprisables petits voleurs, allez à l'hôpital ; car ici vous ne mangerez, ni ne logerez", quand nous soutiendrons cela avec patience et avec allégresse et avec beaucoup d'amour, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et quand, nous, contraints par la faim et le froid et la nuit, nous frapperons et appellerons et prierons pour l'amour de Dieu, avec de grands pleurs, qu'il nous ouvre pourtant, et nous fasse entrer, et quand lui, plus irrité, dira: "Ceux-ci sont des fripons importuns ; je les paierai bien comme ils en sont dignes", et quand il sortira dehors avec un bâton noueux et nous saisira par le capuchon, et nous jettera à terre, et nous enfoncera dans la neige et nous battra avec tous les noeuds de ce bâton ; quand nous supporterons tout cela avec patience et avec allégresse, en pensant aux peines du Christ béni, lesquelles nous devons supporter pour son amour: ô frère Léon, écris qu'en cela est la joie parfaite"
Seigneur donne-moi, donne-nous cette joie parfaite
qui nous permet de transformer un mal en bien !

Et Jésus de conclure :

c'est du coeur des hommes que sortent les intentions mauvaises,
inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidité,
perversités, ruse, débauche, envie, injures,
vanité, déraison.
Tout ce mal sort de l'intérieur et rend l'homme impur. 
Ce ne sont donc pas les mains qu'ils faut laver - sinon par hygiène - c'est notre coeur ! Nous devons travailler, avec la grâce de Dieu à le libérer de tous ses encombrements pour en extirper les racines du mal qui l'empêchent de vivre vraiment et de battre au rythme du coeur de Dieu !
Plus nous serons libérés de nos tendances mauvaises et plus nous danserons joyeux à la mélodie de l'Amour divin ! Demandons cette grâce les uns pour les autres ! Demandons ce "coeur en or"transformé par l'Amour qui est Dieu !
l'Ermite


samedi 25 août 2012

PAGE 233 : L'HEURE DE VERITE !

 
DIMANCHE 26 AOÛT 2012

Jean 6, 60 - 69


Après l'avoir entendu,
 
Jésus, dans son discours à la Synagogue de Capharnaüm, vient de dire "qu'Il se donne " comme nourriture ! Ses auditeurs et disciples ne peuvent supporter pareille perspective, ils sont dans une écoute à la fois superficielle et matérielle, c'en est trop ! Tant qu'ils pouvaient voir Jésus comme un sauveur politique, celui qui allait remettre de l'ordre, celui qui allait vaincre par la force, ses propos étaient acceptables et même porteurs d'espoir,
 
Ces hommes ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient:
"Celui-ci est vraiment le Prophète qui doit venir dans le monde."
  (Jean  6)
 
Sachant donc qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi,
Jésus se retira de nouveau,
 seul, sur la montagne.  
(Jean 6, 15)

je dis bien espoir et non Espérance ! mais à partir du moment où Jésus se dérobe à des vues trop humaines, où Il laisse entrevoir un ordre différent que celui qui est attendu, où Jésus tient des propos, difficiles à comprendre sans une grâce bien particulière, sans l'ouverture du coeur, sans une confiance absolue,
 
Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point.
(Jean 6)
 
"Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger?"
  (Jean  6)
 
le courant ne passe plus, les amis d'hier deviennent des opposants, ils commencent à murmurer,
à reprendre leur confiance donnée" à condition que" ... !
 C'est L'HEURE DE VERITE !

 
Quand je suis en bute à toutes sortes de difficultés, quand le ciel est lourd et sombre et menaçant... quand je ne vois qu'un tunnel sans fin où tout est noir et sombre, quand les amis d'hier me tournent le dos, quand ils m'insultent, me rejettent .... m'accusent, me montrent du doigt ... je risque de penser, parfois de dire :
 
" mais où es-tu Seigneur ? que fais-tu ?
 
Je risque même de penser et de dire :
 
" A quoi bon ?
A quoi cela sert-il d'essayer de vivre à l'écoute de la Parole
- la Parole, ne l'oublions pas, c'est Jésus Lui-même ! - 
 Certains vivent bien sans la Parole,
sans les sacrements ,
sans ...
et tout, vraiment tout semble leur réussir !
 Alors ?
 Pourquoi ne ferai-je pas de même ?
A quoi bon cette quête de Vérité ?
A quoi bon cette recherche d'un Dieu qui m'échappe ?
Et qui me laisse tomber ? ... 
 
C'est L'HEURE DE VÉRITÉ ! C'est le moment de se poser la bonne question, la seule vraie, juste et bonne question ?
 Est-ce que je réponds "présent" à l'amour de Jésus pour ce qu'il est possible d'en "tirer"- du pain gratuit et à satiété - ou bien je redis mon oui chaque jour, instant après instant pour ce qu'Il EST, parce qui Il EST , dans la gratuité la plus absolue :
 
je T'aime non pas parce que tu m'aimes, mais parce que TU ES !
parce que Tu as les Paroles de la Vie éternelle ! 
 
D'accord, la barre est un peu haute mais c'est à cela que nous devons tendre, c'est à cela que nous sommes appelés. Jésus sais bien que les uns boitent, que d'autres font la sourde oreille, et d'autres encore ferment les yeux, bégaient sur le chemin de l'évangile mais Jésus regarde tout au fond du coeur là où est le vrai désir, la véritable tension vers l'amour pur, Jésus sait reconnaître et nos fragilités et nos aspirations les meilleures, Il est le MISÉRICORDIEUX , et nous murmure comme à Pierre après le reniement :
 
M'aimes-tu vraiment ?
 
 La réponse nous appartient ! C'est le moment de la Lui donner : C'est l'HEURE DE VÉRITÉ !
 
beaucoup de ses disciples commencèrent à dire:
" Cette parole est rude! Qui peut l'écouter ?
 " Mais, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet,
 Jésus leur dit :
" C'est donc pour vous une cause de scandale ? 
 Et si vous voyiez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant...
C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie
Mais il en est parmi vous qui ne croient pas.
 
 
" En fait, Jésus savait dès le début
quels étaient ceux qui ne croyaient pas
et qui était celui qui allait le livrer.
 
 Il ajouta :
" C'est bien pourquoi je vous ai dit :
 "Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père. " 
 
 
Dès lors, beaucoup de ses disciples s'en retournèrent
et cessèrent de faire route avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze :
 
 
 " Et vous, ne voulez-vous pas partir ? "
Simon-Pierre lui répondit :
 " Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as des paroles de vie éternelle !
 
Si notre réponse rejoint en vérité celle de Pierre, alors, nous pourrons entrer en toute confiance dans l'année de la Foi que nous propose l'Église, nous laisser renouveler dans la confiance en ce Dieu qui à travers les méandres de la vie, gardera notre main dans la sienne avec fermeté et tendresse !
 
" Seigneur, à qui irions-nous ?

Tu as des paroles de vie éternelle ! 

Je T'aime, je Te donne ma foi, cette foi reçue des apôtres et qui fait les saints !
 

Entrons, joyeux et enthousiastes dans l'année de la foi !

L'Ermite
 

mardi 14 août 2012

PAGE 232 : JE SUIS LE PAIN VIVANT

Depuis quelques semaines, dimanche après dimanche, l'Eglise nous propose de méditer le "discours de Jésus sur le PAIN DE VIE" dans l'évangile de Jean. Depuis quelques semaines aussi je réfléchis sur l'Exhortation "Verbum Domini"du Saint Père Benoît XVI. Le Saint Père s'applique à montrer notamment, le lien indiscutable entre Parole de Dieu et Sacrements. La Parole de Dieu est, par grâce, au coeur de ma vie depuis mes dix-huit ans. Ce lien, évoqué par le Saint Père me touche particulièrement et, plus précisément ce qu'il développe à propos de l'Eucharistie. C'est pour moi une joie profonde de vous partager ce texte qui devrait nous permettre de mieux vivre l'Eucharistie. Vous pouvez retouver le texte intégral sur Internet, le lire demande un peu de temps c'est porquoi je vous livre ici cet extrait d'une grande profondeur.

DIMANCHE 19 AOÛT 2012 


Je suis le pain vivant
" Je suis le pain vivant qui descend du ciel.
Celui qui mangera de ce pain vivra pour l'éternité.
Et le pain que je donnerai,
c'est ma chair,
 donnée pour que le monde ait la vie. "
Sur quoi, les Juifs se mirent à discuter violemment entre eux:
 " Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? "
Jésus leur dit alors:
 " En vérité, en vérité, je vous le dis,
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme
et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas en vous la vie.
Celui qui mange ma chair
et boit mon sang
a la vie éternelle,

 et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraie nourriture
 et mon sang vraie boisson.
Celui qui mange ma chair
 et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui.
Et comme le Père qui est vivant m'a envoyé
 et que je vis par le Père,
ainsi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel:
 il est bien différent de celui que vos pères ont mangé;
 ils sont morts, eux,
mais celui qui mangera du pain que voici
vivra pour l'éternité. "
 (Jean  6)

EXTRAIT DE L'EXHORTATION "VERBUM DOMINI" DE BENOÎT XVI


"... Ce qui vient d’être affirmé de façon générale sur la relation entre la Parole et les Sacrements, s’approfondit quand nous nous référons à la célébration eucharistique. D’ailleurs, l’unité intime entre la Parole et l’Eucharistie se base sur le témoignage scripturaire (cf. Jn 6 ; Lc 24), attesté par les Pères de l’Église et réaffirmée par le Concile Vatican II À ce sujet, nous pensons au grand discours de Jésus sur le pain de vie dans la synagogue de Capharnaüm (cf. Jn 6, 22-69), qui est sous-tendu par la comparaison entre Moïse et Jésus, entre celui qui s’est entretenu avec Dieu face à face (cf. Ex 33, 11) et celui qui révéla Dieu (cf. Jn 1, 18). Le discours sur le pain, en effet, renvoie au don de Dieu, que Moïse a obtenu pour son peuple avec la manne dans le désert et qui est en réalité la Torah, la Parole de Dieu qui fait vivre (cf. Ps 119 ; Pr 9, 5). Jésus accomplit en sa personne la figure antique :



« Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel
et qui donne la vie au monde…
 Moi, je suis le pain de vie » (Jn 6, 33.35).
Ici, « la Loi est devenue Personne. Dans la rencontre avec Jésus, nous nous nourrissons pour ainsi dire du Dieu vivant lui-même, nous mangeons vraiment “le pain venu du ciel” » Le Prologue de Jean trouve un approfondissement dans le discours de Capharnaüm : si là, le Logos de Dieu devient chair, ici ,cette chair devient “pain” donné pour la vie du monde (cf. Jn 6, 51), faisant ainsi allusion au don que Jésus fera de lui-même dans le mystère de la croix, qui est confirmé par l’affirmation sur son sang donné « pour être bu » (cf. Jn 6, 53). De cette manière, il est révélé dans le mystère de l’Eucharistie quelle est la vraie manne, le vrai pain du ciel :
 c’est le Logos de Dieu qui s’est fait chair,
et qui s’est offert lui-même pour nous dans le Mystère Pascal.



Le récit de Luc sur les disciples d’Emmaüs nous permet de progresser dans la réflexion sur le lien entre la Parole et la fraction du pain (cf. Lc 24, 13-35). Jésus alla à leur rencontre le jour après le sabbat, écouta l’expression de leur espérance déçue, et, devenant leur compagnon de route, « il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » (Lc 24, 27). Les deux disciples commencent à scruter d’une manière nouvelle les Écritures en présence de ce voyageur qui, de façon inattendue, se montre si proche de leur vie. Ce qui est arrivé en ces jours-là n’apparaît plus comme un échec, mais comme un accomplissement et un nouveau départ. Toutefois, ces paroles ne semblent pas encore satisfaire les disciples.


L’Évangile de Luc nous dit que « leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent » (Lc 24, 31), seulement quand Jésus prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna, alors qu’auparavant, « leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas » (Lc 24, 16). La présence de Jésus, d’abord à travers ses paroles, puis avec le geste de la fraction du pain, a permis aux disciples de le reconnaître ; ils purent éprouver d’une manière nouvelle ce qu’ils avaient précédemment vécu avec Lui :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
 tandis qu’il nous parlait sur la route,
 et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » (Lc 24, 32).
 Ces récits montrent comment l’Écriture elle-même conduit à appréhender son lien indissoluble avec l’Eucharistie. « C’est pourquoi il faut toujours avoir présent à l’esprit que la parole de Dieu, lue et annoncée par l’Église dans la liturgie, conduit au sacrifice de l’alliance et au banquet de la grâce, c’est-à-dire à l’Eucharistie ».

                                                                                     

La Parole et l’Eucharistie sont corrélées intimement au point de ne pouvoir être comprises l’une sans l’autre : la Parole de Dieu se fait chair sacramentelle dans l’événement eucharistique. L’Eucharistie nous ouvre à l’intelligence de la Sainte Écriture, comme la Sainte Écriture illumine et explique à son tour le Mystère eucharistique. En effet, sans la reconnaissance de la présence réelle du Seigneur dans l’Eucharistie, l’intelligence de l’Écriture demeure incomplète. C’est pourquoi, «la Parole de Dieu et le Mystère eucharistique ont toujours et partout reçu de l’Église non pas le même culte mais la même vénération. C’est ce qu’elle a établi, poussée par l’exemple de son Fondateur, en ne cessant jamais de célébrer son mystère pascal, en se réunissant pour ‘lire dans toute l’Écriture, ce qui le concernait’ (Lc 24, 27), et pour réaliser l’œuvre du salut par le mémorial du Seigneur et les Sacrements »


"Moi, je suis le pain de vie »
(Jn 6, 33.35).








l'Ermite

PAGE 231 : NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

15 AOÛT 2012
Note : bien que marquant une pause, je ne résiste pas à vous rendre visite pour vous souhaiter une très belle, très profonde, très joyeuse fête de l'Assomption de la Vierge Marie.


SALUTATION A LA VIERGE MARIE
St François d'Assise

Salut, Marie, Dame Sainte,
Reine sainte, Mère de Dieu,
Vous êtes la Vierge devenue Eglise ;
choisie par le Très Saint père du ciel,
consacrée par Lui comme un temple
Avec son Fils bien-aimé et l'Esprit Paraclet;
Vous, en qui fut et demeure
toute plénitude de grâce
et Celui qui est tout bien !


Salut, Palais de Dieu !
Salut, Tabernacle de Dieu !
Salut, Maison de Dieu !
Salut, Vêtement de Dieu !
Salut Servante de Dieu !
Salut, Mère de Dieu !
Et salut à vous toutes saintes Vertus,
qui par la grâce et l'illumination de l'Esprit Saint,
Êtes versées dans le coeur des fidèles,
Vous qui, d'infidèles que nous sommes,
Nous rendez fidèles à Dieu !


"Puis il parut dans le ciel un grand signe: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. 
(Apocalypse  12)











" Sainte Mère de Dieu, douce et belle,
prie pour nous le Roi livré à la mort,
ton Fils très doux, Notre seigneur
Jésus-Christ, de nous accorder,
par Sa bonté et par la vertu de
sa Très sainte Incarnantion
et de sa mort très amère,
 le pardon de nos péchés.
Amen! "
Prière attribuée à St François d'Assise.



SALUTATION DES VERTUS ( St François d'assise)

Salut Reine Sagesse, que le Seigneur te garde
avec ta soeur, Sainte et pure Simplicité !
Dame Sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde
 avec ta soeur, sainte Humilité !
Dame sainte charité, que le Seigneur te garde
avec ta soeur, sainte Obéissance !
Vous toutes, saintes vertus, que le Seigneur vous garde,
Lui de qui vous procédez et venez !
Nul homme en ce monde, si d'abord il ne meurt,
ne peut posséder une seule d'entre vous.
Qui possède l'une et ne blesse pas les autres,
il les possède toutes
Qui blesse l'une les blesse toutes
et n'en possède aucune !
Chacune d'elles met en déroute
les vices et les péchés:
Sainte Sagesse confond Satan et toutes ses malices.
Pure Sainte Simplicité confond toute sagesse de ce monde
et toute sagesse de la chair,
Sainte Pauvreté confond cupidité, avarice
et les soucis matériels de ce monde !
Sainte Humilité confond l'orgueil
et tous les vaniteux de ce monde
 et toutes les prétentions de ce monde !
Sainte Charité confond toutes les tentations qu'elles viennent
du diable ou de la chair et toutes les craintes égoïstes !
Sainte Obéissance confond toute volonté propre
 et tout charnel attachement et toute charnelle obstination !
C'est elle qui tient le corps mortifié pour qu'il obéisse à l'esprit,
pour qu'il obéisse à son frère !
C'est elle qui rend l'homme soumis
à n'importe quel homme de ce monde,
et non seulement aux hommes, mais aux bêtes
et aux fauves eux-mêmes, les laissant
disposer de lui comme ils veulent,
autant que d'en-haut leur permet le Seigneur !


Que Marie, Notre Dame et notre Reine
Vierge de l'Assomption,
Nous entraîne dans son sillage !
Qu'Elle élève nos regards
vers ce qui est beau, juste et saint !
Qu'Elle nous garde et nous couvre de son manteau !
Qu'Elle nous conduise sur les pas de Jésus !
Qu'Elle nous apprenne à accueillir l'Evangile,
A l'entendre et à le conserver dans notre coeur
Pour la gloire du Père, du Fils et de l'Esprit d'Amour !
Amen !

Comme je vous souhaite une TRES BELLE FETE DE L'ASSOMPTION !
tout intérieure,
remplie de paix et de joie !

L'ermite

° ces roses qui me fascinent, plantées par l'Ermite qui m'a précédée ici ! Je les soigne avec amour !