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dimanche 21 août 2011

PAGE 180 : ET POUR TOI, POUR MOI ?

DIMANCHE 20 AOUT

Et pour toi qui suis-je ?

Mat 13, 16-20

Jésus ... interrogeait ainsi ses disciples :
"Qui dit-on qu'est le Fils de l'homme ?"
Ils dirent :
"Les uns, Jean le Baptiste,
d'autres Élie,
d'autres, Jérémie ou l'un des Prophètes."

(remarquons qu'à ce stade, aucun n'ose donner une opinion personnelle)



Jésus dit alors :
" Et vous, qui dites-vous que je suis ?"

Nous nous demandons pourquoi Jésus ne va pas droit au but en interrogeant pas directement, ses disciples !

Peut-être veut-Il permettre à ses proches de prendre un peu de recul. Ils sont les compagnons de tous les jours, ne risquent-ils pas de s'y habituer, peut-être même de suivre "comme des moutons"; ce climat de confiance les rassure au point, à un moment, "de vouloir s'installer":

"dressons ici trois tentes!"

Jésus veut sans doute éveiller une prise de conscience, afin que ses compagnons, profitent au maximum et de Ses enseignements, et de Sa Présence :

"Un temps viendra, où l’Époux leur sera enlevé !"

Le moment est venu de leur permettre de livrer la raison fondamentale de leur adhésion, la raison profonde qui induit cette marche, avec le "Maître", à son école !

Le paragraphe suivant exposera "la première annonce de la Passion de Jésus", il est important que les apôtres aient bien réfléchi sur "qui est" Celui qu'ils suivent de façon inconditionnelle semble-t-il !

"j'irai partout où Tu iras !"

Le moment est venu d'engager, non seulement une "parole" mais leur "vie". Ce tour d'horizon, initié par le Maître, les prépare à se positionner eux-mêmes, à purifier leurs motivations, pour laisser jaillir du fond de leur être, ce qu'il y a de plus vrai, de plus pur, à le formuler de façon précise, pour l'exprimer devant tous, ce qui les liera forcément!

Et nous ?


"Simon-Pierre prenant la parole dit :"
Tu es le CHRIST
le FILS DU DIEU VIVANT !"






En et par leur chef, les autres compagnons de route, peuvent et doivent se démarquer de la foule, prendre conscience que Jésus n'est pas un maître commun, Il est Le Maître, unique, incomparable, sûr, l'Oint du Père, l'unique envoyé, Celui qui a les Paroles de la Vie Éternelle, LE CHRIST, LE FILS DU DIEU VIVANT !

Par la bouche de Pierre, les compagnons reconnaissent la Seigneurie de Jésus, ILS FONT PROFESSION DE FOI ! Cette parole les engage, elle engage toute leur vie,s' ils ACCEPTENT D’ÊTRE ET DE DEMEURER A L’ÉCOLE DE JÉSUS !


"Jésus lui répondit :
"T u es heureux Simon Bar-Jona?
car ce n'est pas la chair ni le sang qui te l'ont révélé
mais mon Père qui est dans les cieux !"

Jésus pointe ici le fondement de sa propre vie : " "je ne fais rien de moi-même"! De même , Simon, ne peut sans une illumination du PÈRE, reconnaître et annoncer, en Jésus le MESSIE-SAUVEUR, car c'est bien de cela qu'il s'agit !

Quand Pierre est à l'écoute, il est capable de dire les paroles inspirées, nous verrons par la suite qu'il reste un homme fragile, comme chacun de nous, dès qu'il lâche la main de son Seigneur; nous verrons qu'il peut basculer un moment, mais ce qui est annoncé et proclamé ici, est DÉFINITIF, sans se trahir lui-même, Pierre ne pourra pas revenir en arrière !

"Pierre m'aimes-tu ?"

Et nous ?

"Et moi, je te dis que tu es Pierre
et sur cette pierre je bâtirai mon Église
et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle.
et je te donnerai les clefs du royaume des cieux :
tout ce que tu lieras sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu déliera sur la terre,
sera délié dans les cieux !"

Pierre, par cette "révélation"est désigné par le Père comme successeur du Christ, c'est ce que confirme Jésus, en accueillant cette extraordinaire Profession de foi de son apôtre, et en lui transmettant la succession, Jésus ne tergiverse pas, Il lui confie, dans le Père, par l'Esprit, le devenir de l’Église naissante, Jésus lui en remet les clefs !

"Je ne fais rien de moi-même"
"Le Père et Moi, nous sommes UN !"

il y a de cela 2000 ans !
" La moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux"

l'Ermite

dimanche 14 août 2011

PAGE 179 : BONNE ET BELLE FETE NOTRE DAME


FÊTE DE NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION


Vous êtes belle ô Notre Dame
Et jolie éternellement

Et bénie pour vos dons charmants
Entre toutes les femmes !

Plus radieux que le soleil
Votre visage est sans pareil,
Vous êtes ma jolie Maman !










Vous êtes douce ô Notre Dame
Et chérie éternellement
Et bénie pour vos dons aimants
Entre toutes les femmes,
Plus tendre que le cœur humain
Votre coeur se donne sans fin
Vous êtes ma douce Maman !










Vous êtes riche ô Notre Dame
Et comblée éternellement
De trésors et de dons puissants
Entre toutes les femmes !
La grâce coule de vos doigts
Plus riche que tout l'or des rois,
Vous êtes ma riche Maman !




Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, Reine du Ciel et de la terre, pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur, nous consacrons à votre Cœur Immaculé… (notre vie, famille, communauté). Dans votre douceur maternelle, soyez notre Reine, Mère de l’Église.

Par vous, nous nous présentons au Christ, et, par Lui, à son Père. Soutenez-nous dans notre marche afin que nous avancions dans la foi, l’espérance et l’amour, pour que le monde croie que le Christ est l’envoyé du Père.

Sous votre protection, nous ne voulons avoir qu’un seul cœur et qu’une seule âme, tournés vers Dieu, pour qu’advienne le règne de votre Fils, notre Seigneur. Amen

Notre Dame de l'Assomption

priez pour nous

et bénissez-nous

MERCI !

samedi 13 août 2011

PAGE 178 : FEMME TA FOI EST GRANDE


"AIE PITIÉ DE MOI, SEIGNEUR, FILS DE DAVID"

Mt 15, 21-28

Quelle magnifique rencontre ! Cette femme, une païenne, selon nos critères humains, n'a rien à voir avec Jésus ! Elle a entendu parler de lui, elle sait qu'Il passe en faisant le bien . Si ses actes expriment son être, Il ne peut pas ne pas entendre sa requête ! Dans sa confiance, cette femme franchit les barrières, les convenances : ce qui lui importe, c'est le but poursuivi :"L'équilibre de sa fille, pour sa fille elle-même et non pour son confort personnel"! Son intention est droite, JÉSUS, QUI SONDE LES REINS ET LES CŒURS", voit bien au-delà de la demande, Il pénètre la fond de son cœur, Il connaît son honnêteté !

Une Cananéenne criait :
"Aie pitié de moi , Seigneur, Fils de David !
Ma fille est tourmentée par un démon"!

Jésus la met à l'épreuve, peut-être d'ailleurs, davantage pour l'entourage, que pour elle-même !

Mais Jésus ne lui répondit rien !

Jésus se tait et cette femme persévère dans sa demande et dans son attente et dans son espérance ! Elle a confiance et elle le signifie !

Cette situation permet aux disciples d'exprimer leurs sentiments ! Ils se montrent bien plus préoccupés de leur tranquillité que du soulagement de cette femme dont les cris les dérangent : leurs motivations sont particulièrement terre à terre, Jésus va les conduire plus loin !

Ses disciples s'approchèrent pour Lui demander :
"donne-lui satisfaction, elle nous poursuit de ses cris"!

Il y a quelque chose comme :" débarrasse-nous, elle nous importune". Jésus enfonce le clou, mais, en même temps, sans en avoir l'air d'ailleurs, sans donner de leçon , Jésus, par ses propos, ouvre une réflexion, Il élargit le champ apostolique ! Nous percevons la qualité de Sa Présence , tout est occasion d'éducation de la foi mais aussi de la mission !

"Je n'ai été envoyé
qu'aux brebis perdues de la Maison d'Israël !"

Les disciples sont placés face à la mission, la Cananéenne, de son côté, pourrait se recevoir exclue ! Il n'en est rien ! Elle poursuit son dessein, la forme ne compte pas , seul le fond mérite son attention !

Cette humble femme se "prosterne" (c'est un acte d'adoration, un acte de reconnaissance de la Seigneurie de Jésus, de sa messianité) une seule chose compte : la libération de sa fille ! Elle appelle au secours , c'est, décliner discrètement, qu'Il est la Sauveur ! du monde !

Mais elle vint se prosterner devant Lui :
"SEIGNEUR, VIENS A MON SECOURS"!

Jésus va encore plus loin ! A mon avis Jésus sonde sa confiance mais Il sonde tout autant ses disciples, Il les éduque, Jésus leur "apprend leur métier de pêcheurs d'hommes "!

Jésus répondit :
"Il n'est pas bon de prendre le pain des enfants pour le
donner aux petits chiens"!
(c'est ainsi qu'on nomme les païens)

Intelligente, cette femme réagit sainement! Elle reconnaît la justesse du propos de Jésus, elle n'entre pas en confrontation inutile, elle ne discute pas, elle expose simplement sa pensée sans prétention aucune, elle ne revendique aucun droit - elle n'en a pas ! -elle ne se laisse pas intimider non plus. La Cananéenne reste sereine, déterminée aussi, nous sommes en compagnie d'une personne au cœur droit, habitée, sans Le connaître, par l'Esprit Saint, elle continue dans la confiance :

"C'est vrai, Seigneur, reprit-elle, mais justement,
les petits chiens mangent les miettes
qui tombent de la table de leur Maître !"

Quelle grandeur ! Quelle foi ! Elle reconnaît, discrètement, en Jésus son Maître et elle veut bien "cette grosse miette" qui mettra sa fille debout !
De son côté Jésus sait que ce cadeau ne sera pas vain, la grâce ne sera pas gaspillée ! Quant aux apôtres, ils ne peuvent pas ne pas avoir perçu la merveilleuse pédagogie divine !

"Femme ta foi est grande !
Que tout se fasse pour toi,
comme tu le veux !
Et A L'HEURE MÊME SA FILLE FUT GUÉRIE !"

OUI, SEIGNEUR, NOUS CROYONS,
FAIS GRANDIR EN NOUS LA FOI !

L 'ERMITE