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samedi 7 mai 2011

PAGE 164 : 3 ème DIMANCHE DE PAQUES

TROISIÈME DIMANCHE DE PÂQUES

Luc, 24, 13-35

Deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs
Jérusalem est dans leur dos !


"ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, ils ne le reconnaissaient pas !"

Tellement enfermés dans leur "déception" du moment, ces hommes voient bien quelqu'un, mais le regard fixé sur leurs pieds, ils ne peuvent voir et entendre que leur souffrance. Ils avaient tellement cru en "ce Jésus" qu'ils ont roulé la pierre,une fois pour toutes, ils ne voient plus d'issue : Jésus est mort; il est dans un tombeau, de plus prêté, tous leurs espoirs sont "morts" avec Celui en qui ils avaient mis toute leur espérance. Comment pourraient-ils percevoir ce qui se passe autour d'eux, là, sur cette route déserte et qui leur est devenue hostile ?


Jésus leur dit:" De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ?"... Alors ils s'arrêtèrent tout tristes ... : "Tu es bien le seul, de tous ceux qui étaient à Jérusalem, à ignorer les évènements de ces jours-ci."

C'est inconcevable pour eux ! Celui qui les rejoint, qui vient de Jérusalem comme eux, ne sait pas le drame qu'ils viennent de vivre et continuent de vivre ! Comment peut-on afficher une telle indifférence ? Comment peut-on être si loin des évènements qui marquent notre histoire ? Tant d'espoirs reposaient sur cet homme, tellement différent des autres hommes !

L'étranger, Jésus est devenu un étranger, dans tous les sens du
terme, tente, en vain, de lever le voile en expliquant l'accomplissement des Écritures ... Non seulement, ils ne voient pas mais ils ne peuvent pas entendre, ces hommes sont complètement fermés !

Le voyage arrive à son terme,
Jésus les respecte, il fait mine de poursuivre sa propre route !
Ils sont si bien avec cet étranger qu'ils s'efforcent de le retenir ;
Jésus n'a aucune difficulté à "demeurer"
n'est-ce pas sa volonté la plus profonde ?
S'Il les laisse cheminer jusqu'au bout de leur enfermement,
de leur logique de désespérance
n'est-ce pas pour que le vide puisse être rempli ?
Ne veut-Il pas qu'ils soient "prêts "
à accueillir la Merveille, l'incroyable Nouvelle :
celle qu'ils n'ont pas su, pas pu, pas voulu
discerner quand les "femmes" ont couru vers les disciples ?

"Reste avec nous, le soir approche, et déjà le jour baisse !"

" Notre cœur n'était-il pas tout brûlant tandis qu'Il nous parlait sur la route ?"

Les écailles tombent !
Les yeux embués se clarifient !
Les oreilles fermées s'ouvrent !
Le cœur verrouillé s’élargit !

Jésus est vivant ! c'est vrai, Il est ressuscité !

Quand la route est sombre, quand le sol semble se dérober sous nos pieds, quand notre coeur se ferme, quand Jésus semble faire silence, quand nos yeux se remplissent de larmes,quand nos oreilles n'entendent plus la vie, quand tout semble noir, sordide... retrouvons l’Amour là où Il habite, dans ce lieu le plus profond, dans ce lieu sacré de notre être, là où les forces du mal n'ont pas accès...approchons nous de la Vie qui nous est offerte dans et par les sacrements de l’Église, N'AYONS PAS PEUR,

Christ nous réveillera !
Christ nous relèvera !
Christ est vainqueur !

Oui,
Christ est ressuscité,
Christ nous offre chaque jour le pain de l'Amour !

L'Ermite

vendredi 29 avril 2011

PAGE 163 : FETE DE LA DIVINE MISERICORDE

DIMANCHE PREMIER MAI.

FÊTE DE LA DIVINE MISÉRICORDE


" La Paix soit avec vous !
De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie"
Ayant ainsi parlé, Il répandit sur eux son "souffle" et Il leur dit :

" Recevez l'Esprit saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés,
ils lui seront remis;
Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils lui seront maintenus."

Jn.20,21-23

Dans Sa Miséricorde infinie, le Seigneur a voulu le baptême pour faire de nous des fils et nous purifier du péché. Il connaît notre fragilité aussi a-t-il inspiré ce sacrement de la Réconciliation (Pardon, confession) pour nous accompagner sur la route de la vie et nous permettre de nous relever lorsque nous tombons, de nous fortifier quand nous sommes fragilisés, de nous purifier toujours plus pour nous laisser transfigurer peu à peu. C'est un des aspects de la fête de la Divine Miséricorde, je me permets de reprendre, ici, le témoignage rendu, sans qu'il en soit conscient, par mon accompagnateur spirituel : je n'avais pas encore 20 ans !


Le Père Henri LEFRANC était de la veine des saints : un homme de feu. Nous nous sommes rencontrés, à Lourdes. J’avais 19 ans ! Sa flamme, son regard, sa poignée de main, son sourire paisible m’ont saisie dès notre première rencontre. Seule, son entrée à LA MAISON du PÈRE, le jour de la fête de la Miséricorde, (un clin d’œil du Seigneur), interrompt cette fidélité réciproque. Est-ce qu’elle l’interrompt d’ailleurs ? Je l’affirme avec conviction, rien ne peut l’interrompre, je sais qu’il reste et restera ce reflet de la lumière de Dieu dans ma vie et qu’il continuera à m’attirer vers les cimes qu’il chérissait tant ! Il était un amoureux de la montagne, au propre et au figuré, un buisson ardent ! Je tiens à rendre hommage à ce religieux, hors du commun : ce fou de Dieu, ce cœur brûlant qui, dans son humilité, ne cessait d’en appeler à la Miséricorde du Seigneur. Je peux partager certains moments forts aujourd’hui, et je suis certaine qu’il se penche par un hublot du ciel, avec ce sourire d’enfant débordant d’amour, ce regard plein de gentille malice pour me dire : « tu en profites, tu sais que je ne peux te reprendre, je ne peux qu’adorer maintenant, tais-toi, tais-toi ! »
Je ne me serais jamais permis de partager ce qui suit alors qu’il marchait encore sur la route des hommes, par discrétion, par respect aussi, pour ne pas lui nuire. Tant d’interprétations peuvent détruire la beauté d’un cœur tout à Dieu. -

C’ét
ait encore l’époque des « confessionnaux placards », je revenais d’un camp où j’avais fait des excès à bicyclette, je souffrais des genoux. Je lui ai demandé le sacrement du pardon, ( pas pour les genoux, évidemment) cela se passait dans un petit bureau de la basilique du Rosaire, où il assurait une permanence, bureau fermé, ou ouvert comme on veut, par une grande porte entièrement vitrée. Il ne pouvait, sans choquer, entendre ma confession en dehors du « placard ». Il m’a installée à la place du ministre du sacrement pour m’éviter l’agenouillement prolongé, et s’est agenouillé à la place du p
énitent pour recevoir ma confession. Semblable geste ne s’oublie pas ! Au-delà du geste il y a ce qui l’habite. J’avais les larmes aux yeux ! J’ai fait là une expérience incommensurable de l’amour d’un Dieu qui se met à genoux, non seulement pour nous laver les pieds, mais pour nous offrir son pardon, sa Miséricorde.

Puisse ce témoignage, nous permettre de mieux accueillir l'Amour miséricordieux, de ce Dieu "lent à la colère et débordant de miséricorde"! Puisse-t-il nous redonner le goût de ce sacrement de l'Amour où Dieu s'agenouille et nous ouvre grand son cœur !

Très bonne fête de la Divine Miséricorde !

L'Ermite

dimanche 24 avril 2011

PAGE 162 : CHRIST EST VRAIMENT RESSUSCITE ! ALLELUIA !

CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLÉLUIA !


IL EST VRAIMENT RESSUSCITE ! ALLÉLUIA !



"L’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus." Mt 28,2

C'est déjà un geste de vie ! La mort est vaincue, la vie triomphe, ne cherchons pas parmi les morts, Celui qui est vivant : à moins de vouloir le nier, on ne s'assied pas sur un mort, on le respecte ! Christ n'est plus dans ce tombeau d'emprunt, Christ est déjà en route , Christ nous précède sur toutes nos routes, Christ nous aspire, nous fait devenir, advenir, Christ ne cesse de nous espérer !

" Jésus vint à leur rencontre" Mt 28,9

Nous croyons Le chercher, nous croyons même Le trouver, nous pensons Lui donner un peu de notre amour, de notre présence ... en réalité, Christ ne cesse de nous chercher et c'est Lui qui nous trouve, c'est Lui qui nous aime, c'est Lui le GRAND PRÉSENT, Il est là, au plus profond de notre être! L'absent ? c'est toi, c'est moi, c'est nous ! C'est Jésus le VIVANT qui vient sans cesse à notre RENCONTRE et nous dit :

"Soyez sans crainte" Mt 28,5

N'ayez pas peur ! C'est moi ! Je SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE ! "Passerai-je un ravin de ténèbres, Tu es avec moi "! Si les ténèbres s'épaississent, si nous avons peur, Jésus nous dit et nous redit :"n'ayez pas peur". Ce passage est pour plus de vie, plus d'amour, plus de vérité, plus de liberté ! Avec Jésus c'est toujours "plus", jamais moins, quand Jésus vient à notre rencontre, c'est pour nous conduire plus profond dans l'amour , alors, N'AYONS PAS PEUR !

"Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée: c'est là qu'il me verront ! Mt 28,7

Quand Jésus nous rencontre, quand le contact est établi, quand nous sommes à l'écoute, quand notre oreille colle à son cœur, Jésus nous parle, Jésus nous envoie . Jésus nous invite toujours plus loin, toujours autrement, le message n'est jamais pour soi seul, le message est fait pour être partagé, pour inviter les frères, que lui-même nous donne - car c'est toujours Jésus qui suscite - pour partager la fête de l'Amour. Allez annoncer à mes frères que je les aime; hier, avec ses lâchetés, ses trahisons ...est derrière , la VIE EST DEVANT !




"Il vit et il crut" Jn 20,8

Et toi ? Et moi ?

Oui, Seigneur, nous croyons, fais grandir en nous la foi !

L'ermite


ALLÉLUIA !

dimanche 17 avril 2011

PAGE 161 : L'ENTREE MESSIANIQUE DU SEIGNEUR A JERUSALEM

QUEL MAL A-T-IL DONC FAIT ?

En ouvrant le missel pour me "plonger" dans la prière, ce matin, c'est ce membre de verset qui s'est imposé à mon regard . J'ai compris que je devais m'y arrêter . J'ai regardé le contexte immédiat et je vous livre l'essentiel de ce qui m'est apparu.


" On fit comparaître Jésus devant Pilate, le Gouverneur, qui l'interrogea :
(suit le dialogue entre Jésus et les Juifs)



"Pilate savait en effet que c'était par jalousie qu'on l'avait livré !
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Sa femme lui fit dire : "Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui, j'ai beaucoup souffert en songe à cause de Lui !"
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"Quel mal a-t-il donc fait ?"
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Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien,
sinon à augmenter le désordre;
alors, il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule en disant :
"je ne suis pas responsable du sang de cet homme :
cela vous regarde !"


Ces quelques versets nous placent en face de nos incohérences,
de nos complicités, de nos compromissions,
en un mot de notre lâcheté.


"Si je parle, je vais perdre la sympathie, voire l'amitié de telle personne ... Si je signale cette injustice, si je me place du côté du petit, du faible, de celui que l'on écrase... Je vais perdre ma place.. ou je stagnerai, il n'y aura plus d'avancement possible pour moi !" Pilate ne voit pas de mal en Jésus, Pilate connaît les raisons de cet acharnement, mais Pilate a peur .... Pilate préfère laisser faire, il s'en lave les mains, "ce n'est pas son problème" comme on entend souvent aujourd'hui !

De qui est-ce le problème ?

Amis, osons nous poser la question et acceptons de nous remettre en question ! Demandons cette vérité fondamentale pour grandir en Amour . Bonne et belle et profonde semaine "dans les pas de Jésus !"


Pour toi, pour moi, Jésus va jusqu'au bout de l’Amour .
Et nous ?

l'Ermite


PAGE 160 : ETERNELLE JEUNESSE

INTERMÈDE


ÉTERNELLE JEUNESSE D'UNE PERSONNE VRAIMENT ÉPRISE DE SON DIEU:

Ce matin, Jésus entre à Jérusalem,
les foules l'acclament,
la route est jonchée de tapis,
de fleurs de ....

Ce matin, un jeune prêtre de 89 ans,
arrive, joyeux, pour ouvrir, avec ses frères, et à ses frères, la grande SEMAINE des chrétiens !
Et .... que tient-il dans sa main ?
Une belle grappe fleurie de lilas, aux couleurs liturgiques du moment !

Et que va-t-il proposer comme consigne
pour les jours saints
qui sont à nos portes ?
La tristesse, l'angoisse, la trahison ....
Mais non, chers amis lecteurs !

LA JOIE !

JOIE symbolisée par cette fleur qui embaume
et apporte une note colorée
aux personnes sauvées
par le DON LIBRE et ENTIER DU SAUVEUR,
LE SEUL VRAI SAUVEUR DE L’HUMANITÉ !

Hosanna au Fils de David !
Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur !
Hosanna, au plus haut des cieux !
Mt 21,9

l'Ermite

dimanche 10 avril 2011

PAGE 159 : CINQUIEME DIMANCHE DE CAREME

RENCONTRER


"Lazare, viens dehors"
Jn 11,44

C'est ce verset qui retient mon attention aujourd'hui :

RENCONTRER,

suppose une sortie de soi.
Nous ne pouvons rencontrer l'Autre et les autres qu'en sortant de soi !
En nous éloignant de notre "ronron" de nos soucis
petits ou grands ...

La RENCONTRE

est toujours une aventure, une nouveauté,
par le fait même elle nous impose de nous quitter,
avec tout ce qui embarrasse notre mémoire,
nos souvenirs, nos préjugés, nos certitudes...

La RENCONTRE

c'est une nouvelle naissance à soi et aux autres !

RENCONTRER

c'est accueillir l'Autre et les autres,en faisant le vide
pour être enrichi par l’Autre et les autres!

RENCONTRER

est une grâce insigne ,
dont on ne sort jamais indemne.
Mais rencontrer appelle un dépouillement,
une réelle pauvreté, une attente, un désir..

Lazare, viens dehors !


Tu n'es pas aussi seul que tu le crois !

















on peut être ensemble et se détourner de l'autre !















On peut être ensemble et ne penser
qu'à soi !








on peut partager aussi, en acceptant que l'autre
prenne le meilleur !

"Seigneur, Toi qui te livres tout entier
apprends-moi à me donner tout entier
pour tout recevoir de Toi !"

l'Ermite

mercredi 6 avril 2011

PAGE 158 : LE REGARD

Internet est de nouveau opérationnel
Nous pourrons donc, nous retrouver
chaque semaine
comme auparavant .

LE REGARD

J'ai été touchée, dimanche, par l'introduction de "PRIONS EN ÉGLISE"
pour la Liturgie de ce jour.

Voir ce que Dieu voit ou rester enfermés dans nos interprétations hâtives ?
L'enjeu est bien de laisser Dieu éclairer notre manière de regarder!
Dépasser l'apparence et les interprétations fermées,
pour, avec Lui, aller vers le cœur,
qui ne se perçoit pas au premier coup d’œil.
ENVISAGER, au lieu de DÉVISAGER !
Beau programme au cœur de ce Carême!

Il a toujours été "croustillant" pour les "mal croyants"
d'épingler les "bavures du sacerdoce"
savons-nous, REGARDER, APPRÉCIER,
tous ceux qui ne font pas parler d'eux et témoignent
jusqu'au bout, en donnant leur vie, jusqu'au bout ?
Le prêtre que vous voyez là, a quatre-vingt-neuf ans,
il assure l'aumônerie de la Communauté qui a mis un Ermitage
à ma disposition, ses homélies sont d'une étonnante profondeur,
enracinées dans l’Écriture, faisant le lien entre les textes du jour,
mais aussi, dans le contexte biblique ...
Lors de mon séjour de prospection, nous avons échangé
sur cette Parole de Dieu qui nous nourrit ...
A un moment, nous parlions du REGARD du Christ
sur notre humanité :

REGARD D'AMOUR,
REGARD QUI RELÈVE,
REGARD QUI DONNE VIE !...
et ce prêtre de dire :
" ah le REGARD ! comme il nous faut être vigilants !

il y a des REGARDS qui tuent,
des REGARDS dominateurs,
des REGARDS qui écrasent ,
des REGARDS condescendants,
des REGARDS qui ...

J'ai mieux compris, ce jour-là
l'attitude du prêtre au sacrement de Réconciliation,
il garde les yeux baissés
pour que le frère,
se laisse relever
par le Christ qui est tout Amour
et qui a voulu ce sacrement
pour permettre à l'humanité
de se RELEVER et de tenir DEBOUT
sous son REGARD !

Merci Seigneur, d'avoir voulu le sacerdoce pour pérenniser TA MISÉRICORDE !

L'Ermite